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Sunday, April 14, 2013

C'était donc ça.

Et voilà. Ca y est. Je l'ai fini. Le marathon de Paris. Oui Madame. Et même que c'était vachement bien.

Mais quand même, on a beau savoir qu'on va courir un marathon, il faut du temps pour intégrer l'idée. Pour ma part, ça s'est fait en deux temps :

- quand j'ai vu la la tracé dudit marathon :





Oh. Putain. de. Merde. Dans quoi est-ce que je me suis embarquée.







- le Jour J, à l'arrivée sur les Champs Elysées :


On avait tout préparé la veille (surtout ne rien oublier, surtout ne rien oublier) : les vêtements de course, les vêtements chauds en attendant le départ, le dossard, les pansements anti ampoules, l'ibuprofen en cas de problème, la montre GPS, la musique, l'appareil photo, dîner de pâtes avec les copains du marathon. Bon, tout y est. 22h, dodo.

Debout 6h le lendemain pour prendre le petit dèj suffisamment longtemps avant la course, puis départ vers les Champs où on retrouve notre groupe (principalement des anglais, qui viennent courir le marathon de Paris tous les ans. On les a rencontré sur le forum de RunnersWorld). On se change, on prépare les sacs à mettre à la consigne, on retrouve les personnes avec qui on va courir la course, et l'obligatoire photo de groupe.


Les groupes se séparent, chacun prend la direction de son sas en fonction de son objectif de temps de course. Je prends la direction de mon sas (4h30 et plus) accompagnée de Duncan, Emmy et Sal, qui ont le même objectif temps que moi. Sur la ligne de départ, tout devant il y a les les sportifs handisports, les premiers à partir, puis les élites, qui finissent la course en environ 2h06. Puis les coureurs sont divisés en sas, de objectif 3h à objectif 5h30. Chaque sas par avec 10 à 15 min d'écart. Ce qui fait que les élites partent à 8h45, mais que mon groupe ne part pas avant 9h48. Et malgré le soleil, il fait froid. Super froid. Heureusement, on a prévu, et on est allé acheter des vêtements chauds d'occas chez Emmaus il y a quelques jours et qu'on pourra laisser derrière nous au moment du départ.

 
Notre sas, le dernier, est plein. Les coureurs se tiennent chaud en trottinant, sautant sur place, dansant et chantant nos bons vieux tubes français des années 80... Nous sommes assez loin de la ligne de départ mais nous entendons la rumeur du départ des premiers coureurs. L'excitation monte, malgré mon manque d'enthousiasme évident de ces dernières semaines, je suis impatiente. On avance petit à petit, enjambant les tas de vêtements que les coureurs devant nous ont laissé au moment du départ. La foule des spectateurs sur les cotés est dense. Ils viennent encourager leurs proches et admirer le départ du deuxième plus grand marathon au monde après celui de New York (c'est officiel depuis cette année, Paris a battu des records et les 42,000 coureurs au départ l'ont propulsé de la 5ème à la seconde place) Nous arrivons finalement sur la ligne de départ, un peu avant 10h. C'est parti. 

Descente des Champs Elysées (en descente donc sympa), puis le long de la rue de Rivoli. Nous démarrons lentement pour conserver nos forces. Les autres coureurs autour de nous en font autant. Il y a de tous les genres, de tous les âges. De nombreux coureurs portent des t-shirts pour une cause qu'ils soutiennent, certains sont déguisés (y'en a même un qui porte une mini tour eiffel - d'environ 2m quand même !), et certains courent en équipes ou poussent des fauteuils roulants. L'ambiance est extrêmement chaleureuse, tout le monde est content d'être là, ça discute, ça s'encourage, ça se soutient. Louvres. Chatelet. Hôtel de Ville. Kilomètre 5, nous arrivons à la Bastille, premier ravitaillement. La foule est dense (parfois trop et empiète un peu sur l'espace de course...). Le public nous acclame (Allez Allez!), et beaucoup portent des pancartes avec des messages personnels ("Papa t'es le plus fort"), d'encouragement, ou d'un tout autre genre ("courez comme si vous étiez tout nu" !...). Les pompiers également sont présents tout le long de la course, en rang d'oignon le long du parcours, ou carrément montés sur les échelles de leurs camions.

Nous descendons la rue du faubourg Saint Antoine puis la rue de Reuilly où nous attend le groupe de non-coureurs du forum de RunnersWorld. Premier stop, on prend des nouvelles des coureurs qui sont devant, on pose pour la photo et on repart. Avenue Daumesnil. Ca monte un peu, mais on a encore plein d'énergie alors ça ne nous pose pas trop de problème. Porte Dorée, on entre dans le Bois de Vincennes. On court toujours à une allure plutôt relax et mes jambes semblent pour le moment tenir le coup. Nous continuons sur l'avenue Daumesnil en longeant l'extérieur du bois bordé de pavillons tout du long. Kilomètre 10, deuxième ravitaillement, je m'arrête une minute pour prendre une bouteille d'eau. On repart. Les jambes vont toujours bien, je suis toujours motivée et la compagnie de mes camarades du forum est d'une aide précieuse : on bavarde, on échange commentaires et sensations et ça fait passer le temps beaucoup plus vite. On débouche sur le chateau de Vincennes, magnifique. Grand soleil, l'air commence à se réchauffer, des groupes de musique sont présents tout le long du parcours. C'est comme une grande fête. Au pas de course. 

Ravitaillement, on s'arrête quelques minutes, je m'offre un morceau de banane et un quartier d'orange histoire de prendre des vitamines. Nous sortons du Bois de Vincennes au kilomètre 19 et rentrons à nouveau dans Paris par la porte de Charenton. Nous remontons la rue de Charenton et l'avenue Daumesnil. Toujours beaucoup de public et de groupes de musique mais cette partie là me parait tout à coup très longue. On a pas changé de rythme mais j'ai l'impression que ça n'avance pas. En plus mon genou commence à tirer un peu. Des immeubles qui se ressemblent, des croisements, des feux, des montées. J'en garde un souvenir assez flou. Nous longeons la voie verte et là mon genou commence à me faire mal. Heureusement, j'avais prévu le coup : je prends un ibuprofen (en plus des deux que j'ai pris juste avant le départ de la course). Nous arrivons enfin à la Bastille. Ravitaillement, une banane pour faire passer l'ibuprofen. 

Nous descendons sur les voies sur berges. L'ibuprofen fait un peu d'effet, ça va déjà mieux. En plus c'est assez magique de courir le long de la Seine, malgré les tunnels qui semblent plomber le moral de tout le monde, surtout le premier tunnel, qui n'en fini pas. Heureusement on fini par arriver au bout et nous voilà de retour au soleil. Les spectateurs se massent sur les ponts au dessus de nous et nous crient des messages d'encouragement. Mes camarades ont aussi des bobos alors nous nous arrêtons pour marcher plus régulièrement. Autour de nous, d'autres coureurs commencent également à ralentir la cadence. Certains s'arrêtent même, mais jamais pour longtemps car il y a toujours un autre coureur pour les prendre par la taille et les motiver à repartir. 

Kilomètre 26, devant le Musée d'Orsay. Je peine un peu. Rien d'étonnant. Lors de notre entrainement super court (pour des raisons de blessure et de sérieuse démotivation, nous n'avons pris que 6 semaines de préparation, alors qu'il en faudrait 12 à 16), ma sortie la plus longue a été de 24km. Je n'ai donc jamais couru aussi loin. De ma vie. Mes jambes me font donc comprendre que je pousse un peu. Mais je me remotive. Je me rappelle mes premiers pas de coureuse il y a 3 ans, quand je ne pouvais pas arriver au bout d'un seul kilomètre. Ca me donne toujours un regain d'énergie. Les spectateurs aussi, surtout la dame avec sa pancarte "Attendez... Vous avez payé pour faire ça ???" :-) 

On continue le long du Quai Branly, avec une magnifique vue de la Tour Eiffel. Malheureusement les tunnels avec leurs descentes / montées, empirent les bobos de mes camarades, qui décident de marcher plus que de courir. Nous nous séparons donc, vers le kilomètre 29, et je continue seule (moi et 39,999 autres coureurs...). Je monte le son de mon ipod. Reprend une banane au ravitaillement du Trocadéro. C'est reparti. Avenue du Président Kennedy. Maison de la Radio. Ca va toujours, même si mon genou et ma hanche me font un peu mal. Je marche de temps en temps, puis je repars. De plus en plus de coureurs ralentissent et marchent. Nous bifurquons à travers le 16ème direction Porte d'Auteuil où nous rentrons dans le bois de Boulogne. Je commence à fatiguer, mais le moral est bon, je persévère.

Kilomètre 35, puis 36. Aie. Ca commence à devenir vraiment dur. Je rencontre ce que les coureurs appellent communément "le Mur". C'est presque comme un mur physique. Les jambes pèsent une tonne, chaque pas est une bataille. Je ne vois plus vraiment ce qui se passe autour de moi, je suis complètement absorbée par cette bataille interne contre le mur. J'ai lu hier soir dans un magazine que sur un marathon, la course commence au kilomètre 35. Je confirme. Mon genou me fait vraiment mal. Je reprends un ibuprofen. Je continue pendant 2 km, alternant course et marche. Puis le mur s'effondre. Je vais pas vous mentir, je ne suis pas fraîche et dispose comme au moment du départ, mais courir n'est plus une bataille de tous les instants. En revanche mon genou me fait de plus en plus mal. L'ibuprofen fait peu d'effet. Je termine les kilomètres suivants en alternant marche et footing (on peut plus vraiment parler de course). Autour de moi c'est l'hécatombe. Une grande partie des coureurs marchent. Certains sont assis sur le trottoir et se massent les jambes. Les problèmes de genoux et de chevilles semblent être plus que communs et nombreux sont les coureurs qui boitent à ce stade de la course.

Kilomètre 40. Plus que deux. C'est presque fini, je n'en reviens pas d'être allée aussi loin. Et à part mon genou, je ne me sens pas si mal que je l'imaginais. Je dépasse même le coureur à la Tour Eiffel (qui est parti en tout premier), et qui semble vraiment en chier. Kilomètre 41. Je reprends la course, je veux finir en courant. La foule s'épaissit, les acclamations sont fortes, les émotions aussi. Je suis presque arrivée ! Je remonte l'avenue Foch en allant aussi vite que je peux (et croyez moi, c'est pas fulgurant) et fini mon premier marathon en 5:07:28 ! Passé la ligne d'arrivée, je m'arrête quelques instants pour regarder la longue succession des coureurs qui passent la ligne, affichant bonheur, soulagement, douleur et parfois tout ça en même temps.

Je me dirige vers les consignes pour récupérer mon sac, sur un petit nuage. Je pensais terminer en rampant et je suis toujours debout, et je marche même ! Je suis super fière et aussi soulagée d'avoir fini !
Je retrouve mon chéri, qui est super content lui aussi : premier marathon depuis 12 ans, et son meilleur temps 3:58:29, en dessous de 4h, comme il le souhaitait.



Nous mangeons un morceau avant de rentrer à la maison pour une douche et un repos bien mérité avant de retrouver le soir nos amis au Pub pour célébrer tout ça autour d'un verre.

Les jours suivants seront un peu moins glorieux et beaucoup moins actifs, et nous reprenons une vie normale à partir du mercredi suivant seulement.



Aujourd'hui, une semaine après, je dois dire que je ne me rappelle de cette journée que les bons cotés : la solidarité, l'ambiance, le dépassement de soi, le sentiment d'accomplissement en franchissant la ligne d'arrivée. Je note aussi que si j'étais complètement démotivé et même un peu dégoutée par la course à pied avant la marathon, maintenant je suis plus motivée que jamais et il me tarde de reprendre l'entraiment pour le Marine Corps Marathon à Washington le 27 octobre prochain ! Si c'est pendant vos vacances, venez nous encourager... ;-)

Sunday, March 17, 2013

Dis Fanfan, pourquoi tu cours ??


Voilà donc une excellente question... Si vous me l'aviez posée il y a six mois, quand il faisait beau, chaud et que les oiseaux chantaient, je n'aurais eu aucun mal à vous répondre... Mais très honnêtement, dernièrement, je ne sais plus très bien. Il parait que c'est normal, et que la plupart des coureurs, après plusieurs mois d'entrainements, ont tous cette espèce de ras le bol. Il faut dire que le marathon de Paris (car c'est pour ça qu'on s'entraine en ce moment) est un marathon difficile, et pour une raison très simple : c'est un marathon de printemps, donc l'entrainement se fait durant l'hiver. Et l'entrainement, c'est 3 à 4 sorties par semaines, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, pendant 3 à 4 mois. Et au début de l'entrainement, c'est des petites distances, donc ça va, mais plus on se rapproche de la course, plus les distances sont allongées, jusqu'à des sorties de 2h30 - 3h dans les quelques semaines qui précèdent la course, c'est à dire maintenant. Les sorties longues en soit c'est pas l'enfer, mais quand il fait 2 degrés, c'est vraiment pas très drôle; on doit se bibendum-iser sous des tas de couches de vêtements, gants, bonnets, etc, mais dès qu'on commence à courir, au bout de 5 minutes, on crève de chaud... Mais surtout, quand on arrive à des sorties longues de plusieurs heures, et bein ça vous prend pratiquement toute la journée : on peut pas courir à jeun pour ce genre de distance, donc il faut manger avant de courir; mais on ne peut pas non plus courir tout de suite après avoir mangé (sinon bonjour les points de coté), donc on doit attendre quelques heures. Donc en général, on part courir vers 12h -12h30. Le temps de se préparer et d'aller sur les bords de Marne, il est déjà 13h. 2h30 de course plus tard, retour au point de départ, mais il faut marcher un peu pour se détendre les muscles, puis faire quelques étirements (enfin seulement si on veut être en mesure de pouvoir marcher le lendemain). On reprend la voiture, il est 16h passées. On rentre, on se douche, on mange, et bam, il est 17h. Et là, en admettant qu'il nous reste un tout petit peu d'énergie pour faire une activité qui nécessite d'être debout (ce qui n'est généralement pas le cas, je vous rassure...), la nuit commence à tomber, il commence à faire froid, et c'est dimanche soir, enfin vous voyez quoi. Et ça c'est seulement le weekend. La semaine, il faut trouver deux ou trois soirs après le boulot pour aller courir 40 à 50 min dans le froid et surtout la nuit. Et  quand on doit refuser une invitation "ah non désolée, demain je peux pas, je cours", ça fait un peu comme avoir piscine... ;-)

Sauf que vraiment maintenant je peux plus rater une seule sortie. J'ai déjà raté pas mal de sorties à cause d'une douleur dans la fesse qui me lâche pas et je suis super à la bourre dans mon programme. Cet après midi je suis sortie pour 24km, alors qu'à ce stade de l'entrainement, je devrais courir entre 29 et 32km.  L'autre problème c'est que j'ai eu beaucoup de mal à me re-motiver après le semi-marathon en novembre (je vous l'avais pas dit, en novembre on a couru le semi-marathon de Normandie ? Mais si je vous l'ai dit, c'est vous qui écoutez pas... ;-) Bref, pour mon premier semi, ce fut une course très difficile à cause du vent très fort qu'on a eu de face pendant toute la course. Du coup j'ai finit en 2h12 alors que j'espérais finir en moins de deux heures. Du coup ça m'a carrément démotivé. Et dans ce genre de préparation, ce qui joue un rôle encore plus important que l'entrainement physique, c'est le mental. Déjà pour aller courir quand il faut, même si on est fatigué, qu'il pleut ou toute autre excuse qu'on peut trouver, mais aussi pour pas abandonner en cours de route, surtout sur les sorties longues... Au bout d'un moment, quand les réserves de sucre du corps arrivent à épuisement, le corps doit taper dans d'autres réserves et ça envoie des signaux au cerveau, et c'est en général à ce moment là qu'on rencontre ce que les coureurs appellent "le mur". C'est physique, mental, c'est tout à la fois, et on ressent comme un élastique qui nous tire vers l'arrière, pendant qu'une petite voix dans notre tête nous répète "c'est trop dur, t'as qu'à juste t'arrêter de courir et ça ira mieux... Pourquoi continuer, tu te fais du mal !". Heureusement, le mur ne dure pas longtemps, et rapidement, on retrouve un deuxième souffle. Jusqu'au prochain mur.

Heureusement, l'entrainement c'est la partie difficile, et le jour de la course arrive enfin. En ce qui me concerne, le jour J ça va être un peu de course et beaucoup de marche et mon but sera de passer la ligne d'arrivée. Et surtout profiter, parce qu'un marathon, c'est quand même un peu la fête, tout le monde (40,000 personnes pour le marathon de Paris, ça en fait du monde !) est super excité, il y a des spectateurs, des groupes de musiques, des beaux monuments, et, vers la fin du parcours du marathon de Paris, plein de stands de fromage / charcuterie / pinard pour les coureurs qui ont pu arriver si loin (je rappelle pour info qu'un marathon, c'est 42 km), et enfin, après environ 5h30 de course en ce qui me concerne et 4h30 pour Rick, la ligne d'arrivée, le repas chaud et la joie d'avoir fini son premier marathon... Mais certainement pas le dernier, et on pense déjà à s'inscrire pour le marathon de Washington en octobre ! Bref, un marathon, oui, mais un marathon de printemps, plus jamais !

Tuesday, March 06, 2012

Retour à la case départ...

Si vous avez suivi, vous savez que Rick et moi nous entrainions pour courir le semi et le marathon de Paris. Malheureusement, une méchante blessure m'a empêché de courir pendant presque 4 mois et tous mes espoirs se sont évanouis. Du coup le semi le weekend dernier, c'était sans nous (si si, vous pouvez toujours chercher sur la photo, on y est pas). Encore plus rageant, après 4 mois d'arrêt, j'ai dû recommencer à zéro... Alors que je courrais 1h30 d'affilée, me voilà réduite à courir 10 minutes, et à en chier par dessus le marché !... Heureusement ça commence finalement à revenir, lentement mais sûrement... Du coup je commence à regarder les dates de marathons à l'automne. Si quelqu'un est motivé pour courir un semi ou un marathon à l'automne, faites moi signe (et vous bousculez pas tout à la fois...) !!

Sunday, February 05, 2012

Des bonnes et des moins bonnes...

Dernière petite mise à jour avant mon retour en France. Beaucoup de progrès ont été accomplis avec la maison : notre poutre au sous-sol a été changée, notre mur du fond est tout neuf, on a peint presque tout le 1er étage, on a le CHAUFFAGE (!!!), l'eau courante (froide en tout cas), et même une cuisine complète ! Ca c'est pour les bonnes nouvelles... Pour les moins bonnes, on va devoir faire venir un autre plombier, parce que celui qui a installé l'eau courante et le chauffage n'a pas fait un super boulot... On a aussi dû changer une partie de notre réseau électrique qui était trop vieux et remplacer les canalisations d'évacuation des eaux usées qui fuyaient.
Enfin, dans un autre registre mais également une moins bonne nouvelle, ma jambe continue à me faire mal, ce qui signifie que je ne pourrai comme prévu pas courir le marathon, et probablement même pas le semi-marathon ! :-( Quelqu'un veut acheter 2 places pour le marathon de Paris en avril ? ;-)


Sunday, January 15, 2012

Après l'effort...

Nous avons beaucoup travaillé sur la nouvelle maison ces derniers temps ; on y travaille tous les jours, qu'il vente ou qu'il pleuve (je touche du bois, on a toujours pas eu de neige cet hiver depuis les 2 jours de neige complètement impromptus en octobre...). Parfois on n'y reste que quelques heures quand il fait vraiment trop froid (ce qui malheureusement n'est pas rare ces derniers temps), et parfois on y retourne le soir après s'être réchauffé quelques heures auprès de la cheminée...


Du coup, on a presque fini le 2 ème étage (à part quelques bricoles ici et là) et on est super contents du résultat ! On a repeint les murs, le plafond (c'est du boulot d'ailleurs...), les poutres et on a même re-vernit le plancher. On devait avoir le chauffage jeudi ou vendredi de cette semaine, mais comme tout plombier qui se respecte, le notre est en retard de quelques jours et on devrait avoir le chauffage (et l'eau courante !) la semaine prochaine. Déjà on a plein de tuyaux qu'on avait pas avant, alors on est contents... ;-) 


On a récupéré un lit, un tapis, une lampe, un radiateur électrique sur freecycle.org, alors on s'est installé un petit nid dans la chambre du haut, on commande de la bouffe thaie à emporter (sic) et on se matte un film, c'est comme si on avait une maison à nous ! ;-) 


Sinon j'ai aussi enfin repris la course à pied depuis quelques semaines, et le weekend dernier on a été courir une petite course de 5 km, c'était très sympa, surtout la soupe chaude après l'arrivée (c'est à dire qu'il fait environ -2 degrés ici alors la soupe chaude s'est pas du luxe). Cette course se produit une fois par mois et c'est la seule course dans les environs pour les mois d'hiver. Elle s'appelle "Shiver by the river", ce qui pourrait se traduire par "Frissons le long de la rivière". Une course bien nommée !...


Tuesday, January 03, 2012

Nouvelle année, nouveau départ


Ca y est, enfin, nous avons eu notre appel le 27 décembre et nous avons obtenu le statut de 2 appartements pour la maison ! Le plus drôle (sic) c'est qu'on s'est aperçu lors de l'audience qu'on aurait pu éviter tous ces délais : on a fait venir l'ancienne locataire pour témoigner que la maison était un duplex (2 appartements) depuis au moins 1991, et c'est là qu'on s'est aperçus qu'elle a été expulsée en février 2011 (et pas 2010), et que donc la maison n'a pas été abandonnée plus de 365 jours comme nous le disait la mairie... Tout ça pour ça !

Le lendemain on était à la mairie pour faire nos demandes de permis, qu'on a obtenu pour la plupart (sauf un, il nous faut plus de papiers, toujours plus de papiers...). Nous sommes donc de retour au boulot depuis une semaine. Au programme, enduit et peinture. On essaie de venir tous les jours et d'y passer la journée mais c'est pas évident vu qu'on a toujours pas le chauffage et que ces jours-ci il fait -2 degrés ! On a quand même presque fini le 3ème étage qu'on va meubler pour s'y installer dès qu'on aura chauffage et eau courante...

Enfin comme les bonnes nouvelles arrivent rarement seules, on a aussi reçu notre livret de famille de la part du Consulat de France à Washington, nous sommes donc officiellement mariés aux US et en France ! Et pour couronner le tout, ma tendinite est enfin guérie et je peux à nouveau courir (même si je suis franchement moins motivée maintenant qu'il fait -2...). Je ne pense malheureusement pas pouvoir courir le marathon de Paris cette année (trop peu de temps pour l'entrainement), mais j'espère bien courir le semi en mars, alors à vos banderoles !

Wednesday, December 07, 2011

Un mois plus tard...

... et toujours au même point... Le rendez-vous avec le comité ne nous a pas avancé beaucoup, donc on ne sait pas bien quelles sont nos chances de gagner l'appel. Aussi nous avons décidé de le tenter malgré tout et d'aviser en temps voulu s'il est dénié. En attendant on s'est quand même remis un peu au boulot dans la maison, puisqu'il y a certaines choses que l'on peut faire en attendant la procédure : enduit, peinture, et nous avons aussi obtenu le permis pour notre clôture, que nous avons installée la semaine dernière ! Nous avons également réparé quelques fuites (ce qui tombe bien parce qu'il tombe des cordes ces jours-ci), effacés les graffitis at réparés les trous dans les murs... Bref, on s'occupe !

On passe aussi pas mal de temps à Habitat pour l'Humanité, une assoc qui retape des maisons pour des gens qui n'ont pas trop de moyens. On bosse 2 jours par semaine dans le magasin de Habitat : nous récupérons des donations de meubles, électro-ménagers, luminaires, cuisines et salles de bain, donations qui sont ensuite utilisées pour les rénovations ou revendues en magasins (à des prix défiants toute concurrence).

Nous avons également rencontré pas mal de gens ces 2 dernières semaines par l'intermédiaire de sites internet de rencontre (nooon, pas ce genre de rencontre) : voyageurs, coureurs, couch-surfeurs, happy-hour-ers, etc... Comme Rick n'a pas vécu ici depuis le lycée, son cercle d'ami ici est plutôt limité et on se sentait un peu isolé... Mais maintenant qu'on a découvert ces sites, on sort quasiment tous les soirs et... on est épuisés !

Une autre chose qui n'a malheureusement pas beaucoup changé, c'est mon mollet... Après environ 7 semaines, j'avais toujours mal et ne pouvais toujours pas courir. Heureusement, ça semble s'améliorer depuis 2 ou 3 jours, alors j'attends la fin de la semaine pour voir comment ça évolue. Si ça va pas mieux la semaine prochaine, je vais devoir me résoudre à aller voir un docteur (ce que je n'ai pas fait jusqu'à présent, parce que vous connaissez tous le légendaire système de santé américain, et son légendaire coût exorbitant...). Malheureusement, même si je peux recommencer à courir la semaine prochaine, beaucoup de temps à passé sans entrainement et j'ai perdu beaucoup d'endurance. Je dois donc probablement me résoudre à ne pas courir le marathon de Paris en avril, sauf miracle... :-( J'ai encore le temps de m'entrainer pour le semi-marathon en mars, alors je croise les doigts pour pouvoir aller courir très bientôt !

Sinon nous avons également fait un rapide séjour au Québec à Montréal pour rendre visite à un couple d'amis et en profiter pour renouveler mon visa. C'était très sympa et on a bien profité de ces deux jours !  J'ai donc maintenant un visa valable jusqu'à mi février, date à laquelle je vais rentrer en France. Rick devra peut-être rester ici un peu plus longtemps pour terminer la maison, mais si tout va bien il devrait être en France en mars. Les photos sont comme d'habitude sur Picasa.

Enfin, nous avons eu l'occasion de célébrer le traditionnel Thanksgiving en famille. Pour vous donner une idée, voici les photos du four (sans la dinde qui est en train de cuire au barbecue), de la table (avec les 7 différents plats), les femmes en cuisine et la confection des cookies de Noël (et oui, ici, le lendemain de Thanksgiving, c'est déjà l'heure de préparer noël... plus sur ce sujet bientôt...)

 






Tuesday, November 08, 2011

Mauvaise journée

L'entrainement pour la marathon devra attendre au moins une semaine de plus... Je suis allée courir ce matin, mais ai dû arrêter après un km, mon mollet me faisait trop mal. Ca veut dire une semaine de plus sans courir, à appliquer de la glace sur ma jambe et à garder mon pied élevé aussi souvent que possible... Pas toujours pratique... ;-)

Aussi, nous avons rencontré un avocat aujourd'hui au sujet de la maison. Il n'est pas très positif sur nos chances de succès en appel, et pense que si nous perdons l'appel, il est fort possible que nous en soyons au même point dans un an (mais beaucoup plus fauchés)... Aussi, coincidence extraordinaire, cet avocat a un client qui se bat comme nous avec les mêmes problèmes et qui a faillit acheter notre maison ! Comme il était déjà en procédure avec la mairie pour un même problème de cadastre sur une autre propriété, il s'est vite rendu compte de la situation et a réussi à annuler la vente avant la fin du délai légal. On a besoin de faire plus de recherches au sujet de cette vente avortée, mais si la vente allait être faite par la même agence, ça veut dire que l'agent qui nous a vendu cette maison était parfaitement au courant de la situation !! Auquel cas, on va voir ce qu'on peut faire pour engager des poursuites contre cet !@#*&%&*^.

Demain nous rencontrons le comité de développement économique et financier de la ville, qui agit en tant que conseil auprès du comité d'appel. Selon ce qu'ils vont nous dire, nous déciderons alors ce que nous allons faire. Autant vous dire qu'on espère un meilleur jour demain !

Monday, November 07, 2011

Cours Forrest, cours !

Aujourd'hui marque le début de mon entrainement pour la marathon de Paris le 15 avril prochain. Cette première semaine, je dois faire 3 courses de 5km et une de 10km. Je courre régulièrement depuis avril dernier, donc ces distances sont désormais faciles à courir pour moi. En tout cas elles étaient faciles à courir il y a 3 semaines. Depuis, je me suis malheureusement fait un tendinite au mollet et je n'ai presque pas pu courir. La semaine dernière, j'ai réussi à courir 3 et 5km, mais comparé à mon niveau d'entrainement avant ma blessure, c'est pas grand chose.

Depuis que j'ai rencontré Rick, j'ai essayé à maintes reprises de de mettre à courir, avec plus ou moins de succès... Jusqu'à cette année, je n'avais jamais réussi à courir plus de 30 - 40 minutes d'affilée et toujours à une allure très lente (entre 5 et 7 km) et j'abandonnais toujours au bout de quelques mois. Mais cette année, j'ai réussi à ne pas laisser tomber (ça fait maintenant 8 mois que je coure), et depuis le mois de juin, j'ai couru 370 km. Et alors qu'au mois de mai je ne pouvais pas courir plus de 3km d'affilée, il y a 3 semaines, je pouvais courir 17km d'un coup (environ une heure et demi) pour une moyenne de 37km par semaine !... Je ne vais pas pouvoir reprendre directement où je me suis arrêtée, mais je devrais être de retour à ce niveau d'entrainement d'ici quelques semaines.

Dans un sport où une grosse partie est mentale (il y a une phrase célèbre parmi les coureurs qui dit "90% de la course à pied est à moitié mentale"), il est important de rester très motivée et devoir rendre des comptes aide à rester concentrée et à continuer, surtout quand ça devient difficile. C'est donc là que vous intervenez : c'est à vous mes lecteurs que je vais rendre des comptes, sous le format de mises à jour hebdomadaires sur l'évolution de mon entraînement ! A la fin de cette semaine, je vous ferai donc une bafouille sur ma première semaine !!

Je vous joins aussi une magnifique photo de mes nouvelles chaussures que j'ai achetées il y a quelques jours. Je n'étais partie que pour acheter des chaussettes de récupérations (la magnifique chaussette rose sur ma jambe droite - sorte de chaussette de contention pour récupérer plus rapidement d'une tendinite) mais je suis repartie avec un paire de chaussures toutes neuves !! De toute façon il était temps donc comme ça c'est fait ! (vous saviez qu'il faut changer ses chaussures de courses tous les 6 mois à un an ?)


Monday, August 16, 2010

Mon premier triathlon

Ca y est, depuis hier je suis donc officiellement une triathlète ! Pas une très rapide, mais une triathlète quand même...

Nous sommes partis vendredi soir pour rejoindre l’endroit où le triathlon allait avoir lieu, dans le Maryland. Les frais d’inscription pour ce genre de courses sont assez élevés (90 dollars par personne), mais nous avions négocié les frais contre une journée de bénévolat la veille de la course... Nous étions donc déjà sur place le samedi pour aider les organisateurs à tout mettre en place. Le matin, nous les avons aidé à installer tous les panneaux qui indiquent la route à prendre pour suivre le parcours. Deux semaines plus tôt avec Rick, nous étions déjà venus dans le coin avec nos vélos pour faire une reconnaissance du terrain, donc j’avais déjà une idée, mais passer la matinée à installer les panneaux à vraiment fini de me mettre en confiance en ce qui concernait la direction à suivre... En plus j’en ai profité poser plein de questions aux organisateurs, donc j’étais plutôt l’esprit tranquile quant à l’organisation de la course... L’après midi, nous nous sommes occupés de l’accueil des participants : chaque personne recoit un paquet avec un t-shirt, le dossard avec ton numéro de coureur (plus un pour le vélo et un pour le casque - obligatoire), un bracelet d’accès à la zone de transition (j’y reviendrai), le bonnet de natation dont la couleur dépend de ton groupe de départ (j’y reviendrai aussi) et enfin la puce électronique qui enregistre tous tes temps. On doit également fournir les informations nécessaires aux participants, comme les horaires, les règles, etc... Ca plus toutes les questions que te posent les participants, je peux vous dire qu’à la fin de l’après midi, j’étais super au point en ce qui concerne les aspects techniques de la course. Ce qui a terminé de me détendre un peu, c’est le nombre de débutants : un certain nombre de participants faisaient, comme moi, leur premier triathlon, et la plupart d’entre eux étaient encore plus nerveux que moi. 
Vers 18h, épuisés par une journée bien chargée, nous rentrons à l’hôtel où nous nous effondrons vers 21h....

Ce qui tombe super bien vu que le réveil était prévu pour... 5 heure du mat ! Nous nous levons donc un peu la tête dans le guidon (c’est de circonstance...), et embarquons les vélos, chaussures, vêtements de rechange, réserves d’eau, barres céréales et tout le toutim. Nous arrivons sur place 20 minutes plus tard ; il a beau être 5h30 du mat, ya du monde sur la route et pour cause, 800 personnes participent à cette course ! Nous arrivons donc vers 6h au point de départ de la course. Avant de pouvoir rentrer dans la zone de transition, nous devons passer au “body marking” : des bénévoles inscrivent au marqueur notre numéro de dossard sur le bras, S pour Sprint (la distance que nous avons choisi de courir) sur un mollet, et notre âge sur l’autre. Du coup pendant la course s’est assez marrant, tu peux voir l’âge des personnes que tu dépasse ou qui te dépassent... Assez déprimant quand tu te fais doubler par un papi de 65 ans (du vécu...), mais que c’est joussif de doubler une minette de 22 balais ! ;-)

Bref, une fois le marquage effectué, tu entre dans la zone de transition. La zone de transition est l’endroit où tu laisse toutes tes affaires et ou tu viendras chercher ton vélo après la natation, et le reposer avant la course à pied. Je trouve mon emplacement, installe mon vélo, prépare ma serviette, mes chaussures, de l’eau etc... pour la première transition. Une fois que tout est installé, rapide échauffement puis on part faire un plouf rapide pour tester la température de l’eau (27 degrés, tranquile) et “se mettre dans le bain”. L’épreuve de natation se déroule dans un lac et est pour la plupart des gens la partie la plus stressante : d’une part parce que la visibilité est souvent très réduite (tu vois pas à plus de 10 cm, ca fait un sacré changement quand tu as fait tous tes entrainements en piscine), mais aussi parce que dans chaque groupe il y a en moyenne un centaine de personnes qui démarrent en même temps, et que du coup il est difficile d’échapper aux coups de pied, de bras, de coude - involontaires - des autres participants... Je dois dire que j’étais moi même pas très à l’aise, et que la nage était la partie qui m’angoissait le plus... Et en effet la visi est vraiment pourrie, et si tu fait pas attention, tu peux très vite te retrouver en dehors du parcours. Bref, rapide petite nage, puis vite fait 15 minutes de course pour terminer l’échauffement...
Dernière vérification dans l’aire de transition pour vérifier que tout est en ordre, puis nous nous dirigeons vers la zone de départ de la natation. Il est 7h du matin et on est tous là en maillot de bain, avec nos bonnets de bain bariolés, à attendre le début de la course; on fait de trucs bizarres parfois. Il y a de la tension et de l’excitation dans l’air mais les concurrents sont plutôt sympa, ca discute, ca papote... Il y a en quelques uns (les anxieux), qui posent les questions de dernière minute sur le parcours (c’est pas un peu tard pour se soucier du parcours ?) et les carrément angoissés qui repèrent où sont les canots de sauvetage au cas où... Dernier briefing de sécurité : les concurrents doivent se rassembler sur le ponton, où ils se mettront à l’eau et flotteront en attendant le signal du départ, de cette manière les organisateurs peuvent repérer à l’avance les personnes qui seront potentiellement à risque dans l’eau... Apparemment il y a un grand nombre de personnes qui s’inscrivent à un triathlon et qui savent à peine nager... Drôle d’idée non ? Parce qu’il y a tellement de participants, le départ se fera par groupe : Rick est dans le premier groupe : les hommes de 25 à 39 ans, et porte un magnifique bonnet bleu... Ensuite partira le groupe des bonnets verts, puis les bonnets blancs et ensuite les femmes de 25 a 34 ans (moi donc) avec nos magnifiques bonnets roses ! Chaque vague de départ est espacée de 4 minutes, ce qui fait que je partirai 12 minutes après Rick. Cependant nous nous sommes mis d’accord, il m’attendra après la nage à l’aire de transition pour que nous puissions faire le reste de la course ensemble... C’est-y pas meugnon ?... ;-)

7h30, départ de la première vague. Je reste sur le bord à regarder Rick. Etonnamment, je suis pas du tout aussi stressée que je croyais. J’attends mon tour, relativement calme. 10 minutes plus tard, me voilà dans l’eau avec une centaine d’autre participantes, prête à affronter mon premier 750m en eau libre. 3, 2, 1, c’est parti ! J’ai lu beaucoup d’articles donnant des conseils pour un premier triathlon et tous conseillent de se placer à l’arrière du peloton pour la natation : on ne perd que quelques secondes et on évite un grand nombre de coups si on est pas au coeur de la mélée. Je suis donc stratégiquement placée à l’arrière du groupe... Depuis 3 mois, je m’entraine 3 à 4 fois par semaine à nager le crawl pour cette course, pensant qu’il n’y aura que des pros, et je ne veux pas avoir l’air d’être la seule débutante... Première surprise : autour de moi, ca nage la brasse, le dos crawlé, et même le petit chien... certaines personnes s’aggrippent aux canots de sauvetages d’une facon qui me laissent penser qu’ils vont avoir du mal à arriver à l’autre bout... Je dépasse même des personnes des 3 groupes précédents qui sont toujours dans l’eau ! La nage se passe pas mal, je dépasse un nombre raisonnable de personnes (et pas que ceux qui savent pas nager !) et sort de l’eau après 19 min 25, mon meilleur temps, super contente de moi. Léger footing vers la zone de transition ou je me sèche, enfile mes vêtements et baskets, et embarque mon vélo vers la sortie, où Rick m’attend. Nous enfourchons les vélos et partons pour les 25 km de vélo. Comme je le disais plus haut, nous avons déjà fait le parcours à vélo deux semaines plus tôt, et j’en avais chié des ronds de chapeau... Je m’étais donc mentalement préparé à l’épreuve et savait que le vélo serait la partie la plus physiquement douloureuse... Est-ce que l’entrainement à porté ses fruits ? Ma préparation mentale été super efficace ? Ou l’adrénaline m’a donné des ailes ? Toujours est-il que le parcours à vélo a été beaucoup plus facile que prévu... Quelques côtes un peu longues mais franchement pas si terrible... On a doublé quelques personnes, et on s’est aussi fait doublé quelques fois... Dans une course comme celle là s’est assez marrant parce que tu trouve tous les niveaux d’investissement : tu trouve les gens qui utilisent le vélo de course du grand père (comme moi...), ceux qui ont le VTT du voisin, ceux qui ont investi dans un vélo de course de prix normal, et ceux qui dépensent tout leur argent là dedans et dont la roue avant coûte 20 fois le prix de mon vélo... Ceux là te dépassent souvent... Bref, la partie vélo se déroule tranquilement, après coup, je me dis même que j’aurais pu forcer un peu plus pour aller plus vite, mais sur le moment je voulais garder des forces pour la dernière partie. Après 1h14, nous voilà de retour à la zone de transition pour reposer les vélos et partir pour le dernier segment, la course à pied. Je ne sais pas combien d’entre vous on fait sérieusement du vélo, mais pour ceux qui ne savent pas, marcher après un long moment passé sur un vélo est relativement difficile. Je vous raconte même pas quand il s’agit de courir.  On zigzague donc vers notre emplacement, reposons les vélos et partons pour le course. Départ trèèès lent, les jambes sont en coton, les genoux claquent, les mollets crampent... Au bout de quelques temps, les jambes se détendent un peu, les mollets aussi (les genoux moyen mais ca reste supportable), mais mes tibias me font un mal de chien. Ca fait des mois que j’ai des douleurs aux tibias quand je coure et j’ai du mal à trouver un remède efficace (à part une semelle orthopédique spéciale, qui sera ma mission dès que j’arrive à Bangkok). Merde. La course à pied était de loin la partie pour laquelle je m’inquiétais le moins et c’est celle qui m’a en fait posé le plus de problèmes... Impossible de courir à une vitesse raisonnable, encore moins pour une longue durée... Nous devons donc nous arrêter plusieurs fois pendant la course pour laisser à mes tibias le temps de récupérer... Tant bien que mal, nous arrivons malgré tout proches de la ligne d’arrivée que je franchis avec soulagement après 2 heures et 15 minutes. Pas très rapide, mais ca reste malgré tout un temps très honorable pour un premier triathlon, et je suis contente de l’avoir fait ! J’ai aimé faire les entrainements et la course en elle même est très stimulante.  Les gens sont vraiment sympa et s’entraident, et tout le monde est là pour passer du bon temps. Après la course, les organisateurs fournissent le déjeuner et distribuent un paquet de t-shirts, casquettes, etc...

Je suis super contente d’avoir fait ce triathlon, c’était un challenge très intéressant et assez surprenant : les deux segments qui m’inquiétaient le plus sont sont qui se sont en fait le mieux déroulés ! Une bonne lecon pour la prochaine fois... Car oui, il y aura une prochaine fois !

Thursday, August 05, 2010

Interstate et triathlon

Nous voilà tout juste rentrés de dix jours sur la route entre un weekend à Washington (DC, comme ils disent), et une semaine dans le Wisconsin pour visiter la famille de Rick. Deux jours de voiture aller, deux jours de voiture retour. 8 Etats traversés. Je peux vous dire que maintenant, je cartonne en géographie américaine ! Quelques jours à Green Bay et Madison pour visiter les grand-parents, et les oncles et tantes. Champs de mais à perte de vue, paysages plutôt plats et gigantesques fermes laitières, le Wisconsin est le premier producteur de “fromage” (enfin de chedar quoi) du pays. 

Ensuite nous sommes montés dans la grand Nord, dans la “cabine” de la tante de Rick. Au programme, pèche sur le lac, balade en forêt pour voir dindons sauvages, coyottes, plein de cerfs, mais malheureusement pas d’ours pour cette fois... Le soir barbecue et soirée devant le feu à griller des marshmallows et boire de la bière... Sur le chemin du retour, une petite halte à Chicago pour visiter, puis nous voilà déjà de retour...

Le triathlon est dans moins de 10 jours, nous sommes donc au maximum de notre entrainement. Ce matin, nous sommes allés faire 20km à vélo, suivis de 5km à pied, soit l’équivalent des épreuves de la course (la natation en moins)... C’était pas  une promenade de santé mais enfin ca se fait, donc je suis assez confiante, mais si je pense qu’on va certainement arriver parmi les derniers... ;-) Surtout que la semaine dernière on a été repérer le parcours, et bein je peux vous dire que c’est pas plat ! 

Nous sommes aussi toujours à la recherche d’une maison à acheter, donc d’ici on triathlon on va être bien occupés, mais je publierai les résultats de la course dès que je les aurai !

Wednesday, July 14, 2010

Happy Bastille Day !


Nous sommes arrivés depuis un peu plus d’une semaine et nous n’avons pas arrêté une seule seconde... Entre les visites des parents, du frêre de Rick, de ses potes, les vistes de maisons à vendre, la préparation au triathlon... C’est pas des vacances !

Nous passons la plupart du temps chez les parents de Rick. Ils ont une petite maison (selon les standards américains), avec piscine (pas encore très chaude), dans la banlieue de Philadelphie, à Blue Bell, en Pennsylvannie. L’endroit est très sympa, c’est très vert, avec des parcs, des bois, des pistes cyclables partout (en allant courir je vois régulièrement sur mon parcours lapins, écureuils, ratons laveurs, et même des cerfs à plusieurs occasions !). Dès que nous sommes arrivés, nous nous sommes renseignés sur les piscines dans les alentours et nous sommes vite rendus compte que le plus simple serait pour nous de nous inscrire à une salle de sport, la plupart étant pourvues d’une piscine. En cherchant sur internet, nous avons trouvé une salle près de chez nous pour 9$ par semaine. L’inscription est pour un minimum de 8 semaines (nous n’avions besoin que de 6), mais cela nous donne accès à la piscine / jacuzzi / sauna, aux machines et altères ainsi qu’aux cours. L’inscription ne donne normalement accès à une seule salle, mais on leur a expliqué notre situation et ils ont appelé le club de Washington et nous ont dégotté un mois gratos !! En plus le club de Washington est un club “Eilte”, super classe, tout nouveau, tout beau, et en prime il n’y a personne ! On y va donc quasiment tous les jours pour nager (nous sommes souvent les seuls utilisateurs de la piscine et, à part une fois, toujours seuls dans notre couloir de nage... Ca nous change des piscines parisiennes !), utiliser les machines et maintenant aussi nous allons au cours de “Spinning” 3 fois par semaine. Le cours de spinning réunit une vingtaine de personnes dans une salle, chacune sur un vélo stationnaire, pédalant en rythme sur une musique pour le moins entrainante et sous les aboiements du sergent-major Jessica, notre chère (et un peu dingue) prof de spinning...
Ca a pas l’air super alléchant comme ca, mais en fait c’est assez fun, hyper crevant et un excellent entrainement pour le parcours à vélo ! Nous avons également acheté ce matin un vélo de course pour moi sur craigslist pour 25$ (quoi ? vous connaissez pas craigslist ??? Allez-y tout de suite, vous trouverez de tout pour pas cher, www.craigslist.org). Rick l’a complètement désossé, nettoyé chaque petite pièce, changé les pneus, et les cables de frein, et avec 40$ de pièces, me voilà avec un vélo tout neuf qui sera revendu sur craiglist environ 75$, pas mal non ?

Sinon nous avons aussi passé pas mal de temps à visiter des maisons dans les environs de Washington. Nous avons vu une quinzaine de maisons contenant 2 a 4 appartements. Nous n’avons pas encore trouvé l’investissement idéal mais nous allons continuer à visiter, et cette semaine, nous nous attaquons à la banlieue de Philadelphie. Visiter des maisons à DC était plutôt fun, on a vu différents types de styles, mais aussi différents types de quartiers, du petit bourgeois au petit dealer... Une plongée intéressante dans le rêve américain !

Nous avons également profité un peu de cette première semaine pour rendre visite à quelques potes de Rick. Notre timing ne pouvait pas mieux tomber, puisque 3 jours après notre arrivée, nous étions invités à une garden party dans un vignoble du coin, où la plupart des anciens potes de boulot de Rick devaient se rendre. (NB. je n’avais jamais participé à une dégustation de vin dans un vignoble, il a fallu que j’attende d’être aux Etats Unis pour ca, c’est quand même un comble non ?) Comme tout le monde a désormais femme et enfants, c’était l’après midi mais ca nous a donné l’occasion de voir pas mal de gens. Le lendemain, nous étions invités aux 1 an des jumeaux d’un de ses amis, où nous avons pu rencontrer les éléments manquants de la veille... Enfin, avant de quitter DC pour repartir vers la Pennsylvannie, nous sommes allés passer la soirée chez un de ses potes, en banlieu de DC. Avec sa femme et ses trois filles, ils vivent dans une immense villa de deux étages, dont nous pensons que la chambre principale (qui compte un salon, la chambre, 3 dressing rooms et une immense salle de bain) est plus grande que notre maison à Khao Lak...

C’est seulement mon troisième voyage aux US, et il y a encore plein de trucs qui me surprennent : bien sûr il y a le fait que tout est immense ici, des maisons aux voitures, en passant par les bouteilles de Coca (3 L !), les autoroutes, les pots de yaourt, etc... Mais il y a aussi l’espace, il y a tellement de place ici ! Les écoles par exemple ont chacune leur propre terrain de football, de basketball, terrain d’athlé, etc... Ce qui fait donc que les distances sont longues... Le moindre magasin est  à 10 minutes de voiture de la maison (et que du coup tout se fait en voiture)... Mais aussi le nombre de Starbucks (au moins 2 ou 3 fois plus nombreux que les MacDo...). La TVA qui n’est pas incluse dans les prix (même au supermarché). Les quartiers entièrement noirs de DC. Et aussi l’amabilité des gens : tout le monde te tient la porte, te dit bonjour, même la caissière du supermarché te demande comment tu vas, et commente les derniers résultats de foot ! Ca nous change du métro parisien... ;-)

Voilà, comme vous le voyez, on a donc pas trop le temps de s’ennuye, et on attend même avec impatience quelques jours de repos... C’est pas encore pour tout de suite puisque demain nous partons pour 3 jours marathon dans la ferme d’un pote de Rick qui fête tous les ans son anniversaire en organisant tout un weekend chez lui ! Si je survis, je vous raconterai la suite... 

Saturday, June 26, 2010

Entrainements

Je vous disais il y a quelques semaines que Rick et moi nous étions inscrits pour un triathlon aux Etats Unis au mois d’août. Le triathlon aura lieu près de Philadelphie, et compte tous les ans entre 200 et 250 participants. Les épreuves sont les suivantes : 750m de natation, 20km à vélo, et 5km à pied. Le tout se fait en à peu près 2 heures. Les épreuves en elles-mêmes ne sont pas très longues, mais c’est l’enchainement des trois qui rend la chose un peu plus difficile...

Pour le moment nous essayons de nous entrainer 2 fois par semaine pour chaque disciplne. Pas trop difficile pour la course à pied, que l’on peut faire n’importe où, pas toujours évident pour le vélo mais beaucoup plus facile depuis que Sophie et Antho nous ont prêté leurs vélos... Nous descendons sur les bords de Marne 2 à 3 fois par semaine; il y a des pistes cyclables tout le long de la Marne, pas trop de monde, et c’est vraiment sympa. Parfois on va aussi du coté du magnifique Parc de Noisiel, qui a 2 ou 3 belles montées parfaites pour l’entrainement ! En revanche pour la natation, on galère un peu... Les piscines d’Ile de France sont ouvertes tous es jours de 11h53 à 13h12 puis de 17h27 à 18h36. Pendant ces créneaux horaires, 2 des 4 couloirs sont occupés par les cours de natation, ce qui laisse 2 couloirs pour les gens qui veulent nager... Et croyez moi, il y en a ! On a essayé toutes les heures, tous les jours, dès l’ouverture ou tout de suite avant la fermeture, il y a toujours du monde ! Même la piscine de Nogent, avec son grand bassin de 50m, est pleine ! Alors c’est pas grave, on travaille plus sur la course et le vélo, et puis on se mettra à la natation plus à fond aux US, où apparemment les piscines sont plus cool : ouvertes toute la journée, 7 ou 8 couloirs réservés aux nageurs (et classés par vitesse)... En plus l’entrée à la piscine vous donne accès au sauna et à la salle de gym ! Que demande le peuple ?