Sauf que vraiment maintenant je peux plus rater une seule sortie. J'ai déjà raté pas mal de sorties à cause d'une douleur dans la fesse qui me lâche pas et je suis super à la bourre dans mon programme. Cet après midi je suis sortie pour 24km, alors qu'à ce stade de l'entrainement, je devrais courir entre 29 et 32km. L'autre problème c'est que j'ai eu beaucoup de mal à me re-motiver après le semi-marathon en novembre (je vous l'avais pas dit, en novembre on a couru le semi-marathon de Normandie ? Mais si je vous l'ai dit, c'est vous qui écoutez pas... ;-) Bref, pour mon premier semi, ce fut une course très difficile à cause du vent très fort qu'on a eu de face pendant toute la course. Du coup j'ai finit en 2h12 alors que j'espérais finir en moins de deux heures. Du coup ça m'a carrément démotivé. Et dans ce genre de préparation, ce qui joue un rôle encore plus important que l'entrainement physique, c'est le mental. Déjà pour aller courir quand il faut, même si on est fatigué, qu'il pleut ou toute autre excuse qu'on peut trouver, mais aussi pour pas abandonner en cours de route, surtout sur les sorties longues... Au bout d'un moment, quand les réserves de sucre du corps arrivent à épuisement, le corps doit taper dans d'autres réserves et ça envoie des signaux au cerveau, et c'est en général à ce moment là qu'on rencontre ce que les coureurs appellent "le mur". C'est physique, mental, c'est tout à la fois, et on ressent comme un élastique qui nous tire vers l'arrière, pendant qu'une petite voix dans notre tête nous répète "c'est trop dur, t'as qu'à juste t'arrêter de courir et ça ira mieux... Pourquoi continuer, tu te fais du mal !". Heureusement, le mur ne dure pas longtemps, et rapidement, on retrouve un deuxième souffle. Jusqu'au prochain mur.
Heureusement, l'entrainement c'est la partie difficile, et le jour de la course arrive enfin. En ce qui me concerne, le jour J ça va être un peu de course et beaucoup de marche et mon but sera de passer la ligne d'arrivée. Et surtout profiter, parce qu'un marathon, c'est quand même un peu la fête, tout le monde (40,000 personnes pour le marathon de Paris, ça en fait du monde !) est super excité, il y a des spectateurs, des groupes de musiques, des beaux monuments, et, vers la fin du parcours du marathon de Paris, plein de stands de fromage / charcuterie / pinard pour les coureurs qui ont pu arriver si loin (je rappelle pour info qu'un marathon, c'est 42 km), et enfin, après environ 5h30 de course en ce qui me concerne et 4h30 pour Rick, la ligne d'arrivée, le repas chaud et la joie d'avoir fini son premier marathon... Mais certainement pas le dernier, et on pense déjà à s'inscrire pour le marathon de Washington en octobre ! Bref, un marathon, oui, mais un marathon de printemps, plus jamais !

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