Vol Manille-Osaka : 3h30
Un truc comme ça, j'y avais pas pense mais évitez de prendre un vol international avec une compagnie de nationalite differente, genre Manille Osaka, moi j'ai pris Thai Airways… Chouette ca me fait des miles ! Sauf qu'il est du coup absolument impossible de suivre une film, coupe toutes les 5 minutes par les instructions des hotesses en 4 langues differentes : dans la langue du pays d'origine, de destination, de la compagnie et en anglais !!!
Premier contact : l'aeroport de Kansai
Comme je m'y attendais, moderne (une navette t'amene de l'avion vers le tapis a bagages, le Kansai airport est immense !), hyper clean et efficacite toute nipponne, j'ai recupere mes bagages 5 minutes montre en main apres la descente de l'avion… Passage de l'immigration, verification du ticket de retour et motifs du voyage. Passage de la douane, fouille des sacs (si si !) et interrogatoire : pour quelle raison tu viens au japon, connais tu des gens ici, combien de temps tu restes, est ce que tu fumes de la marijuana (noooon bien sur monsieur l'agent !!) ! Apparemment ils rigolent pas trop avec ca par ici, se faire choper avec du shit sur soi c'est expulsion directe et interdiction de remettre les pieds sur le territoire !
En route pour Osaka
Le train passe par un quartier eclaire par des lanternes en papier, partout des signes kabbalistiques (kanjis, hiragana et katakana meles…), mais toutes les indications des trains sont aussi donnees en alphabet classique (ouf !). Changement a la gare de Namba : du train vers le metro, premier contact avec la ville, des neons partout, un groupe de rock qui joue sur une place, un autre en face avec la chanteuse en kimono, les immanquables costards cravate qui courrent des bureaux vers les taxis et vice versa, des japonaises hyper lookees (comment peuvent elles meme penser a porter des collants ou des chaussettes sous leurs jupes par cette chaleur ??)… J'erre un peu et bien sur je me perds… Msieur l'agent siouplait, la Sennichimae line ? Ici on t'explique pas on t'escorte, tout en te faisant la conversation en japonais (t'as beau repeter « wakarimasen » - je comprends pas – c'est pas grave…) avec quelques mots d'anglais par ci par la et plein de gestes, on se comprend plus ou moins… Me voilà donc dans le metro… C'est un peu comme a Paris, tiens ya meme une affiche pour une expo d'oeuvres du Louvres ! Arrivee a destination, je galere un peu pour trouver mon hotel, les noms des rues (quand il y en a) sont tous en japonais… Mais je finis quand meme par trouver… Ce soir c'est la classe, je dors dans un ryokan… Le ryokan c'est l'auberge traditionnelle japonaise, le grand jeu (passage oblige de toute facon, je voulais pas faire le Japon en restant que dans des auberges de jeunesse a l'occidentale !). Donc arrive dans un ryokan, la premiere chose a faire est de troquer ses chaussures contre une paire de savates moches a disposition a l'entree… Ensuite on t'accompagne jusqu'à ta chambre… Tatamis au sol (tu enleves tes chaussons avant d'entrer !), futon installe (qui sera replie le lendemain et range dans des placards a portes coulissantes), table basse avec petit coussin, the vert japonais a disposition, fenetres coulissantes en papier de riz (le grand jeu je vous dis !!), et beaucoup moins traditionnel mais pas vraiment étonnant, une tele…
Tu enfiles le kimono qui est mis a ta disposition (tu te goures pas, tu passe le cote gauche sur le droit et pas l'inverse, c'est pour les morts !) et tu files a la douche (retirer les chaussons bien sur…), passage obligatoire avant de pouvoir enfin retourner a ta chambre savourer enfin un bon the vert bien merite !! (et au retour tu t'emmeles pas dans les chaussons, t'oublies pas de les mettre quand tu sors et de les enlever quand tu rentre…)
Visite de Kyoto
Au detour de Shijo dori, on peut se balader dans Gion, le quartier traditionnel ou les Kyoto-ites et les touristes viennent diner dans les innombrables petits restaux traditionnels. A la tombee du jour, on peut meme croiser une geisha ou une maiko (apprentie geisha) se rendre a un rendez-vous (veridique, j'ai des photos pour le prouver !)…
Je ne vous ferai pas ici le detail de tous les temples que j'ai visite a Kyoto, j'en ai vu deja une bonne trentaine et je n'ai pas eu le temps de visiter tous ceux que je voulais (Kyoto compte a peu pres 2800 temples…). Les temples (shinto ou bouddhistes, parfois c'est dur de faire la difference, surtout qu'il est courant de trouver les deux dans la meme enceinte…) sont tous plus magnifiques les uns que les autres et leur interet reside souvent dans leur jardin : du petit jardin zen (vegetal ou de pierre) a l'immense parc rempli de ponts, lacs, lanternes, forets de pins ou de bambous, il y en a pour tous les gouts et il suffit de rentrer dans un temple pour etre immediatement coupe des bruits de la ville. Les temples eux meme sont d'une architecture tres simple, tatamis au sol, cloisons mobiles richement decorees de peintures et de feuilles d'or, des autels et quelques tentures (calligraphie japonaise) et des ikebanas (ornementations florales traditionnelles). On trouve souvent a proximite du hall principal une petite maison de the, au milieu du jardin (et beneficiant souvent d'une vue magnifique sur celui ci), constituee de 2 pieces, une pour la preparation du the et une autre pour la ceremonie du the en elle meme (le sado).
Kyoto possede egalement un tres beau château, le Nijo-jo. Entoure de remparts en pierre et de douves, elles enclosent 2 palaces et 2 grands jardins. Les palaces sont constitutes de nombreuses pieces dont les sols sont en tatamis et dont les cloisons mobiles en bois sont ornees de peintures magnifiques, chaque piece avec un theme particulier (le Grand Tigre, les Roseaux, etc….). Peu ou pas de mobilier, les tables basses et les lits (futons) ne sont sortis que pour les repas ou pour la nuit. Les pieces occupent le contre du palace et sont entourees d'une coursive equipee d'un « plancher chantant » (le plancher aux rossignols pour ceux qui ont lu le livre…), emettant un petit sifflement au moindre pas (j'ai essaye de me deplacer sans faire de bruit, c'est impossible), rendant difficiles les attaques surprises…
Pas de souci donc, le Japon c'est magnifique et j'espere que ces quelques lignes vous auront autant envie d'y aller que moi d'y retourner…. Mais autant vous prevenir tout de suite, l'esprit nippon est par certains cotes diametralement oppose au notre, ce qui implique parfois quelques galeres… Prendre un train peut se tranformer en mission, passer un coup de fil international demande 1 a 2h de recherche et necessite de traverser la ville, quant a jeter un truc a la poubelle, faut avoir fait minimum 3 ans de japonais ou une maitrise d'ecologie mention gestion des dechets… Je ne vous reparlerai pas ici de l'art d'oter et de remettre ses chaussures, chaussons, chaussons de salle de bain ou de toilette, mais je crois que vous voyez bien l'idee…
YMCA !
Bien pratiques et plutot economiques (selon les criteres japonais, compter en moyenne 2800 Yens pour une nuit en dortoir), les auberges de jeunesse sont souvent a l'ecart des villes, mais generalement vite et bien desservies grace aux transports en commun japonais. Le gros avantage est qu'elles sont donc souvent situees dans des endroits magnifiques et calmes comme dans des parcs, et parfois meme occupent des lieux magnifiques comme d'anciens temples. Les facilites qu'on y trouve sont nombreuses, avec salles communes ou l'on peut prendre petit dejeuner et diner a des prix raisonnables, lockers, machines a laver et seche linge gratuits, de nombreuses infos, the et cafe a volonte, possibilite d'utiliser les cuisines pour preparer ses repas, tele bien sur, parfois meme un acces gratuit a internet. Les auberges de jeunesse sont aussi d'excellents endroits pour rencontrer des japonais, qui viennent generalement en famille (avec toute la famille) et meme lorsqu'ils parlent peu l'anglais, cherchent a nouer le contact avec vous…
Tout ca a l'air parfait me direz vous… Certes mais c'est sans compter la discipline et les nombreuses regles ultrarigoristes (quasi militaires dit meme le Lonely Planet…) que l'on doit suivre : petit dejeuner entre 7h30 et 8h15, utilisation des douches de 7h a 9h et de 17h a 22h, obligation de quitter l'auberge entre10h et 15h et le pire : couvre-feu a 22h ! (si si je vous jure !) Bref c'est bien pratique et conomique mais a eviter dans les grandes villes ou la vie nocturne fait aussi partie de la visite…
T'es con ou tu prends le train ?
Prendre un train peut se relever relativement difficile sans une etude approfondie du Lonely Planet avant d'arriver a la gare. En effet, les trains au Japon sont multiples et nombreux : tout d'abord il existe differentes sortes de trains, de l'omnibus au « bullet train » (le Shinkansen), en passant par l'express, le super express et j'en passe… Les grosses villes sont generalement desservies par la plupart des types de train, dont les prix varient bien sur en fonction de la rapidite. Il existe ensuite differentes lignes de chemins de fer, la plus repandue etant JR (Japan Rail) et ses consoeurs nationales comme la Kintetsu Line. On trouve egalement de nombreuses lignes privees. Toutes ces lignes partent parfois de la meme gare (divisee en de multiples petites gares selon la ligne), et parfois non… Et au sein d'une meme gare, il y a une partie pour les trains lents rapides et express, et une autre a part pour les bullets trains… La plupart des villes sont desservies par 2 lignes ou plus, les prix variant selon la ligne et le type de train (et attention a ne pas se tromper de gare !!) Bref un vrai casse tete !!
Heureusement, une fois arrive a destination, les transports inter-urbains sont beaucoup plus simples : toutes les villes sont equipees d'un excellent reseau de bus (par toujours tres pratique ceci dit car parfois toutes les annonces sont en japonais), de tramway et de metro pour les plus grandes villes. Ces derniers sont d'une efficacite redoutable et tres pratiques d'utilisation (mais a eviter absolument aux heures de pointes, surtout a Tokyo, le metro parisien a cote, c'est de la gnognotte ! Et attention les heures de pointe c'est souvent jusqu'à environ 22h…) : tous les noms des gares sont affiches en lettres romaines, il y a meme souvent un ecran a l'interieur du metro qui donne le nom de la prochaine station et pour etre vraiment sur de pas se tromper, les gares ont des numeros… Bref c'est pas trop complique…
Eigo-o hanasemas ka ? (parlez-vous anglais ?)
La communication avec les japonais peut parfois se reveler particulierement difficile, les japonais parlent rarement l'anglais a part dans les hotels (et encore pas toujours) et les offices de tourisme. Je crois que les francais parlent plus anglais, c'est dire… C'est pas grave, meme quand ils parlent pas l'anglais, souvent ils essaient, ils vous donnent des explications dans un melange de japonais et d'anglais (ils ont un tel accent que parfois c'est dur de faire la difference), parfois tout en japonais (avec les gestes, parfois on comprend…), et perdent rarement patience.. Ils continuent jusqu'à ce que vous compreniez (ou que vous abandonniez le premier…) !
Arrete ton char ! (les matsuris)
Le Japon compte un tres grand nombre de festivals (matsuri), surtout pendant l'ete (ca tombe drolement bien…
Je suis arrivee juste a temps a Kyoto pour voir le Gion Matsuri. Premiere surprise, les femmes sont habillees en yukata (leger kimono d'ete en coton) et certains hommes aussi. Le festival rassemble une foule immense, mais incroyablement disciplinee (chaque cote de la route –interdite a la circulation des voitures- a un sens, et on respecte les feux rouges….). Malgre le bruit de la foule, on peut entendre en fond sonore le claquement des getas (sandales traditionnelles en bois)… La journee, differents defiles et processions dans le centre ville et le soir tout le monde se rassemble sur Shijo dori pour ecouter les concerts de taiko (percussions tyraditionnelles, entrainement toute l'annee obligatoire pour pouvoir endurer physiquement…), dont les gestes des joueurs reprennent les mouvements des arts martiaux japonais. Une foule immense se retrouve egalement au temple de Chion-in, transforme pour l'occasion en mini fete forraine ou se multiplient les stands de nourriture, de jeux (essayer d'attraper des poissons avec des epuisettes en papier de riz, faut etre patient… qui a dit japonais ?), pendant qu'a cote on se retrouve pour perpetuer les rites traditionnels et rendre hommage aux divinites…
J'ai ensuite pu assister au Tennji Matsuri a Osaka : premier jour, procession d'hommes, de femmes et d'enfants en yukata jouant differents instruments, en particulier des percussions. Comme pour le Gion Matsuri, le clou du defile est une grosse structure en bois, sur laquelle sont juches 8 hommes jouant du taiko, portee par un grand nombre d'hommes. La structure est visiblement tres lourde et est secouee en tous sens par des porteurs qui se relaient tres regulierement. Des qu'un porteur lache, 2 autres sont prets a prendre sa place, c'est relativement impressionnant. Le lendemain, meme procession (en plus grand) parcourant tout le quartier jusqu'à la riviere ou la procession se poursuit sur des bateaux. Le matsuri se cloture le 2eme jour par un magnifique feu d'artifice sur la riviere.
Je n'ai malheureusement pas beaucoup de photos de ces matsuri, tout d'abord parce qu'il est relativement difficile d'en prendre a cause de la foule qui se presse le long du cortege, et que de toute facon elles rendent peu hommage a une telle manifestation. L'interet d'un tel festival reside peu dans les costumes ou l'esthetique de la parade mais plus dans l'impressionnant portage de chars, le rythme entetant de la musique, l'ambiance de festivite qui se degage de tout ca, et l'enthousiasme des spectateurs… Bref c'est a vivre…
130 millions de nippons, et moi et moi et moi…
Le Japon est un pays tres peuple, jusque la rien de nouveau. Ce fait prend toute sa signification lors des matsuri et dans les points nevralgiques des grandes villes, dans le metro, les shoppings center (les queues des restaurants aux heures de repas sont hallucinantes) et les grandes arteres. Cela peut vite devenir a la limite du supporatble (enfin pour moi en tout cas), alors il devient urgent de se refugier dans un endroit calme, au hasard un temple ou un parc, que l'on trouve heureusement a tous les coins de rue…
…je suis toute nue dans mon bain, avec des filles qui se nettoient !
Apres toute une journee de visite, il est bien agreable de terminer par un sento (les bains japonais; on les trouve parfois dans les hotels ou auberges de jeunesse, sinon on trouve des bains publiques publiques a peu pres partout). Les japonais vont aux bains plusieurs fois par semaine, seuls ou en famille. C'est un lieu social ou l'on se retrouve entre voisins de quartier, amis, etc… Les salles sont communes (une pour les hommes, une pour les femmes) et generalement ils sont ouverts de 15h a 1h du matin. On croise souvent dans la rue le soir des femmes vetues de yukatas se rendant aux bains munies de leur petite bassine contenant leur necessaire de toilette.
Bien sur on se dechausse a l'entree puis on ote tous ses vetements que l'on depose dans une corbeille avant de rentrer dans les bains proprement dits. On prend un petit tabouret (20cm de haut tout eu plus) et une bassine et on commence par se laver (que dis-je, se recuperer meme !), de fond en comble. Les japonaises y passent un temps fou ( je reste en moyenne une heure au sento et parfois certaines femmes sont deja la quand j'arrive et sont toujours en train de se frotter vigoureusement quand je repars !). On remplit sa petite bassine d'eau et on se savonne consciencieusement. Une fois bien propre (attention, pas question de rentrer dans le bain avant de s'etre savonnee et ne pas non plus y aller avant de s'etre bien rincee !), on peut alors commencer a faire trempette. Les sentos comportent en general 4 ou 5 bains differents, de chaud a bouillant en passant par tres chaud. Un premier bain, bouillonnant et souvent de couleur bleue ou verte (j'ai pas reussi a decouvrir exactement ce qu'il y a dedans mais ca sent drolement bon !) , puis un autre bain plus chaud, avec ou sans jet, et souvent un bain (ou je ne peux pas rentrer) avec une espece de courant electrique qui le traverse (on se prend comme du court jus, c'est extremement desagreable…)… Le sento comporte egalement un sauna avec a cote un bain d'eau froide… Bref un vrai bonheur apres une journee a crapahuter et tout ca pour la modique somme de 370 yens en moyenne !
Fanfan telephone maison…
Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil ? C'est sur, ce slogan ne s'applique pas au Japon… Si passer un coup de fil domestique est relativement facile, un appel international est une autre paire de manches… Premiere etape, trouver la bonne cabine (les cabines vertes que l'on trouve partout et qui sont si pratiques ne fonctionnent qu'en domestique), souvent a proximite d'une gare ou des grands hotels, et parfois a l'autre bout de la ville par rapport a votre hotel… Une fois qu'on a enfin trouve la precieuse cabine a telephone gris, inserer sa carte et passer une heure a essayer de joindre un numero qui sonne toujours occupe… Ah mais ca c'est parce que en fait il faut une autre carte telephone, une carte speciale pour l'internationale ! Ah… et elle s'achete ou cette carte ? Euuuhh, a l'autre gare… Bon. Me voilà enfin munie de la fameuse carte et de retour a ma fameuse cabine grise… La ca s'arrange pas, il existe plusieurs operateurs selon les pays, il faut encore trouver le bon (en gros il faut taper 001.010 avant de pouvoir taper le 33 pour la France, faut le savoir…). Ca y est j'ai enfin la communication… Eh bein, 1h30 de galere pour tomber sur… un repondeur ! Vive la France…
Pour rendre ca encore plus enervant, il faut savoir que les japonais sont tous munis de telephones portables super perfectionnes qui leur servent d'appareil photo (quasiment aussi perfectionnes que mon appareil numerique), et sur lequels ils peuvent recevoir et envoyer des emails… Par contre la carte SIM ils connaissent pas, donc impossible d'acheter une carte pour etre joignable au Japon… C'est beau la technologie…
La dalle momo
Un petit creux ? ma foi c'est pas les restaurants qui manquent au Japon et on peut manger a n'importe quelle heure. Les plats sont multiples, leurs noms aussi, heureusement, quand les menus ne sont pas en anglais, il suffit souvent de montrer a la serveuse la reproduction en plastique du plat choisi (dans la devanture de la plupart des restaurants)… pour economiser du temps et de l'argent, on peut aussi s'acheter un bento (plateau repas japonais) et aller le deguster dans le parc le plus proche.
Les petits dejeuners japonais sont constitues d'un bol de riz, parfois accompagne de soupe miso, de pickles japonais, de poisson, d'œuf (parfois cru a melanger au cru et heureusement plutot sous forme d'œuf dur… Les japonais mangent une quantite incroyable d'œuf, au minimum un par jour) et de the ou de cafe. On peut aussi trouver des petits dejs occidentaux un peu partout pour pas trop cher, et pour mon plus grand bonheur, on trouve des boulangeries absolument partout avec baguettes, croissants, pains au chocolat et aux amandes qui sont delicieux. On trouve des restaux occidentaux un peu partout, surtout des restaux francais et italiens (me demandez pas si c'est bon, j'etais trop occupee a gouter tous les restaux japonais…)
Par contre, le pourboire ne se fait pas du tout au japon : si tu laisse la monnaie, tu te feras a coup sur poursuivre dans la rue par la serveuse qui te rattrape en courant pour te rendre la monnaie !!
Quelque soi le choix de nourriture, on peut quand meme etre a peu pres sur d'avoir du riz ou des nouilles a chaque repas, et parfois quelques ingredients pas vraiment identifiables (j'ai mis du temps a reconnaître la pate de poisson dans cet espece de truc rose et blanc qui flottait dans mon bol de ramen…). Ils ont aussi un quantite incroyable de boissons en bouteille, que l'on peut acheter dans les superettes ou dans les distributeurs de boissons presents a tous les coins de rue… Une grande variete de thes verts bien sur mais aussi des sodas bizarres, des gatorades, des eaux « hypotoniques » pour sportifs, cafe au lait, chocolat au lait et the au lait… On trouve aussi du sake en brique ou en bocal, en bouteille bien sur et en jeroboam, attention le mal de crane le lendemain matin… En dehors des desserts occidentaux, ils ont egalement toute une gamme de desserts allant des pates de riz aromatisees (cannelle, the vert, fraise…), a toutes sortes de gateaux et patisseries au haricot rouge… On trouve egalement une grande quantite de complements alimentaires (vitamines, mineraux, trucs pour maigrir…) en sachets aluminium, comme nos compotes… Bref il y a plein de trucs nouveaux a essayer (ou pas…) !
Suivez le parapluie…
Tout le monde au Japon possede un parapluie (ou plus) et generalement les femmes en ont toujours un dans leur sac, qu'elles utilisent selon la meteo comme ombrelle ou parapluie… Meme a velo elles ont toujours leur parapluie, parfois a la main, bien souvent accroche sur le porte parapluie fixe au guidon.
Personnellement, je suis pas tres parapluie, je trouve ca encombrant, ca emmerde tout le monde dans la rue et on sait jamais trop quoi en faire quand on arrive dans un endroit sec… Les japonais eux ont su remedier a ce dernier inconvenient : dans la plupart des buildings et des musees, on trouve des rangees de porte parapluies a l'entree, bien souvent equipes de verrous (pour eviter de se faire chourrer son pepin, eh oui…). Quand il n'y en a pas, alors on trouve toujours des sacs a parapluie, longs sacs en plastique dans lequel on enfile son parapluie qui s'egoutte tranquilement sans en foutre partout, astucieux non ?
Un parapluie peut malgre tout se reveler bien pratique au japon, meme au beau milieu de l'ete, ou l'on peut toujours essuyer quelques gros orages… Et quand il pleut, il pleut vraiment… La plupart des hotels ont une bonne quantite de parapluie a l'entree qui sont en libre service (le parapluie pas cher achete en cas d'urgence est bien souvent un parapluie jetable, on le laisse sur place s'il ne pleut plus…). S'il pleut et qu'on ne prend pas de parapluie en sortant, le proprietaire essaiera de vous faire comprendre qu'ils sont la pour ca, que vous devez en prendre un… Quand enfin vous avez reussi a lui faire comprendre que non, vraiment vous ne voulez pas de parapluie, vous pouvez enfin partir, en le laissant relativement perplexe devant votre k-way… Arrive en ville vous faites les visites habituelles, et en sortant d'un petit musee, vous vous retrouvez face a une averse torrentielle… C'est certain, votre k-way ne fera pas le poids… La guichetiere du musee voit ca et… vous refile son parapluie ! Bon, d'accord, puisque vous y tenez tous tellement, me voilà donc maintenant proprietaire d'un parapluie !
Vous comprenez donc mieux maintenant pourquoi le point de repere de tous les guides japonais a Paris est le parapluie ? Question d'habitude !