Nous sommes partis vendredi soir pour rejoindre l’endroit où le triathlon allait avoir lieu, dans le Maryland. Les frais d’inscription pour ce genre de courses sont assez élevés (90 dollars par personne), mais nous avions négocié les frais contre une journée de bénévolat la veille de la course... Nous étions donc déjà sur place le samedi pour aider les organisateurs à tout mettre en place. Le matin, nous les avons aidé à installer tous les panneaux qui indiquent la route à prendre pour suivre le parcours. Deux semaines plus tôt avec Rick, nous étions déjà venus dans le coin avec nos vélos pour faire une reconnaissance du terrain, donc j’avais déjà une idée, mais passer la matinée à installer les panneaux à vraiment fini de me mettre en confiance en ce qui concernait la direction à suivre... En plus j’en ai profité poser plein de questions aux organisateurs, donc j’étais plutôt l’esprit tranquile quant à l’organisation de la course... L’après midi, nous nous sommes occupés de l’accueil des participants : chaque personne recoit un paquet avec un t-shirt, le dossard avec ton numéro de coureur (plus un pour le vélo et un pour le casque - obligatoire), un bracelet d’accès à la zone de transition (j’y reviendrai), le bonnet de natation dont la couleur dépend de ton groupe de départ (j’y reviendrai aussi) et enfin la puce électronique qui enregistre tous tes temps. On doit également fournir les informations nécessaires aux participants, comme les horaires, les règles, etc... Ca plus toutes les questions que te posent les participants, je peux vous dire qu’à la fin de l’après midi, j’étais super au point en ce qui concerne les aspects techniques de la course. Ce qui a terminé de me détendre un peu, c’est le nombre de débutants : un certain nombre de participants faisaient, comme moi, leur premier triathlon, et la plupart d’entre eux étaient encore plus nerveux que moi.
Vers 18h, épuisés par une journée bien chargée, nous rentrons à l’hôtel où nous nous effondrons vers 21h....
Ce qui tombe super bien vu que le réveil était prévu pour... 5 heure du mat ! Nous nous levons donc un peu la tête dans le guidon (c’est de circonstance...), et embarquons les vélos, chaussures, vêtements de rechange, réserves d’eau, barres céréales et tout le toutim. Nous arrivons sur place 20 minutes plus tard ; il a beau être 5h30 du mat, ya du monde sur la route et pour cause, 800 personnes participent à cette course ! Nous arrivons donc vers 6h au point de départ de la course. Avant de pouvoir rentrer dans la zone de transition, nous devons passer au “body marking” : des bénévoles inscrivent au marqueur notre numéro de dossard sur le bras, S pour Sprint (la distance que nous avons choisi de courir) sur un mollet, et notre âge sur l’autre. Du coup pendant la course s’est assez marrant, tu peux voir l’âge des personnes que tu dépasse ou qui te dépassent... Assez déprimant quand tu te fais doubler par un papi de 65 ans (du vécu...), mais que c’est joussif de doubler une minette de 22 balais ! ;-)
Bref, une fois le marquage effectué, tu entre dans la zone de transition. La zone de transition est l’endroit où tu laisse toutes tes affaires et ou tu viendras chercher ton vélo après la natation, et le reposer avant la course à pied. Je trouve mon emplacement, installe mon vélo, prépare ma serviette, mes chaussures, de l’eau etc... pour la première transition. Une fois que tout est installé, rapide échauffement puis on part faire un plouf rapide pour tester la température de l’eau (27 degrés, tranquile) et “se mettre dans le bain”. L’épreuve de natation se déroule dans un lac et est pour la plupart des gens la partie la plus stressante : d’une part parce que la visibilité est souvent très réduite (tu vois pas à plus de 10 cm, ca fait un sacré changement quand tu as fait tous tes entrainements en piscine), mais aussi parce que dans chaque groupe il y a en moyenne un centaine de personnes qui démarrent en même temps, et que du coup il est difficile d’échapper aux coups de pied, de bras, de coude - involontaires - des autres participants... Je dois dire que j’étais moi même pas très à l’aise, et que la nage était la partie qui m’angoissait le plus... Et en effet la visi est vraiment pourrie, et si tu fait pas attention, tu peux très vite te retrouver en dehors du parcours. Bref, rapide petite nage, puis vite fait 15 minutes de course pour terminer l’échauffement...
Bref, une fois le marquage effectué, tu entre dans la zone de transition. La zone de transition est l’endroit où tu laisse toutes tes affaires et ou tu viendras chercher ton vélo après la natation, et le reposer avant la course à pied. Je trouve mon emplacement, installe mon vélo, prépare ma serviette, mes chaussures, de l’eau etc... pour la première transition. Une fois que tout est installé, rapide échauffement puis on part faire un plouf rapide pour tester la température de l’eau (27 degrés, tranquile) et “se mettre dans le bain”. L’épreuve de natation se déroule dans un lac et est pour la plupart des gens la partie la plus stressante : d’une part parce que la visibilité est souvent très réduite (tu vois pas à plus de 10 cm, ca fait un sacré changement quand tu as fait tous tes entrainements en piscine), mais aussi parce que dans chaque groupe il y a en moyenne un centaine de personnes qui démarrent en même temps, et que du coup il est difficile d’échapper aux coups de pied, de bras, de coude - involontaires - des autres participants... Je dois dire que j’étais moi même pas très à l’aise, et que la nage était la partie qui m’angoissait le plus... Et en effet la visi est vraiment pourrie, et si tu fait pas attention, tu peux très vite te retrouver en dehors du parcours. Bref, rapide petite nage, puis vite fait 15 minutes de course pour terminer l’échauffement...
7h30, départ de la première vague. Je reste sur le bord à regarder Rick. Etonnamment, je suis pas du tout aussi stressée que je croyais. J’attends mon tour, relativement calme. 10 minutes plus tard, me voilà dans l’eau avec une centaine d’autre participantes, prête à affronter mon premier 750m en eau libre. 3, 2, 1, c’est parti ! J’ai lu beaucoup d’articles donnant des conseils pour un premier triathlon et tous conseillent de se placer à l’arrière du peloton pour la natation : on ne perd que quelques secondes et on évite un grand nombre de coups si on est pas au coeur de la mélée. Je suis donc stratégiquement placée à l’arrière du groupe... Depuis 3 mois, je m’entraine 3 à 4 fois par semaine à nager le crawl pour cette course, pensant qu’il n’y aura que des pros, et je ne veux pas avoir l’air d’être la seule débutante... Première surprise : autour de moi, ca nage la brasse, le dos crawlé, et même le petit chien... certaines personnes s’aggrippent aux canots de sauvetages d’une facon qui me laissent penser qu’ils vont avoir du mal à arriver à l’autre bout... Je dépasse même des personnes des 3 groupes précédents qui sont toujours dans l’eau ! La nage se passe pas mal, je dépasse un nombre raisonnable de personnes (et pas que ceux qui savent pas nager !) et sort de l’eau après 19 min 25, mon meilleur temps, super contente de moi. Léger footing vers la zone de transition ou je me sèche, enfile mes vêtements et baskets, et embarque mon vélo vers la sortie, où Rick m’attend. Nous enfourchons les vélos et partons pour les 25 km de vélo. Comme je le disais plus haut, nous avons déjà fait le parcours à vélo deux semaines plus tôt, et j’en avais chié des ronds de chapeau... Je m’étais donc mentalement préparé à l’épreuve et savait que le vélo serait la partie la plus physiquement douloureuse... Est-ce que l’entrainement à porté ses fruits ? Ma préparation mentale été super efficace ? Ou l’adrénaline m’a donné des ailes ? Toujours est-il que le parcours à vélo a été beaucoup plus facile que prévu... Quelques côtes un peu longues mais franchement pas si terrible... On a doublé quelques personnes, et on s’est aussi fait doublé quelques fois... Dans une course comme celle là s’est assez marrant parce que tu trouve tous les niveaux d’investissement : tu trouve les gens qui utilisent le vélo de course du grand père (comme moi...), ceux qui ont le VTT du voisin, ceux qui ont investi dans un vélo de course de prix normal, et ceux qui dépensent tout leur argent là dedans et dont la roue avant coûte 20 fois le prix de mon vélo... Ceux là te dépassent souvent... Bref, la partie vélo se déroule tranquilement, après coup, je me dis même que j’aurais pu forcer un peu plus pour aller plus vite, mais sur le moment je voulais garder des forces pour la dernière partie. Après 1h14, nous voilà de retour à la zone de transition pour reposer les vélos et partir pour le dernier segment, la course à pied. Je ne sais pas combien d’entre vous on fait sérieusement du vélo, mais pour ceux qui ne savent pas, marcher après un long moment passé sur un vélo est relativement difficile. Je vous raconte même pas quand il s’agit de courir. On zigzague donc vers notre emplacement, reposons les vélos et partons pour le course. Départ trèèès lent, les jambes sont en coton, les genoux claquent, les mollets crampent... Au bout de quelques temps, les jambes se détendent un peu, les mollets aussi (les genoux moyen mais ca reste supportable), mais mes tibias me font un mal de chien. Ca fait des mois que j’ai des douleurs aux tibias quand je coure et j’ai du mal à trouver un remède efficace (à part une semelle orthopédique spéciale, qui sera ma mission dès que j’arrive à Bangkok). Merde. La course à pied était de loin la partie pour laquelle je m’inquiétais le moins et c’est celle qui m’a en fait posé le plus de problèmes... Impossible de courir à une vitesse raisonnable, encore moins pour une longue durée... Nous devons donc nous arrêter plusieurs fois pendant la course pour laisser à mes tibias le temps de récupérer... Tant bien que mal, nous arrivons malgré tout proches de la ligne d’arrivée que je franchis avec soulagement après 2 heures et 15 minutes. Pas très rapide, mais ca reste malgré tout un temps très honorable pour un premier triathlon, et je suis contente de l’avoir fait ! J’ai aimé faire les entrainements et la course en elle même est très stimulante. Les gens sont vraiment sympa et s’entraident, et tout le monde est là pour passer du bon temps. Après la course, les organisateurs fournissent le déjeuner et distribuent un paquet de t-shirts, casquettes, etc...
Je suis super contente d’avoir fait ce triathlon, c’était un challenge très intéressant et assez surprenant : les deux segments qui m’inquiétaient le plus sont sont qui se sont en fait le mieux déroulés ! Une bonne lecon pour la prochaine fois... Car oui, il y aura une prochaine fois !









