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Sunday, April 14, 2013

C'était donc ça.

Et voilà. Ca y est. Je l'ai fini. Le marathon de Paris. Oui Madame. Et même que c'était vachement bien.

Mais quand même, on a beau savoir qu'on va courir un marathon, il faut du temps pour intégrer l'idée. Pour ma part, ça s'est fait en deux temps :

- quand j'ai vu la la tracé dudit marathon :





Oh. Putain. de. Merde. Dans quoi est-ce que je me suis embarquée.







- le Jour J, à l'arrivée sur les Champs Elysées :


On avait tout préparé la veille (surtout ne rien oublier, surtout ne rien oublier) : les vêtements de course, les vêtements chauds en attendant le départ, le dossard, les pansements anti ampoules, l'ibuprofen en cas de problème, la montre GPS, la musique, l'appareil photo, dîner de pâtes avec les copains du marathon. Bon, tout y est. 22h, dodo.

Debout 6h le lendemain pour prendre le petit dèj suffisamment longtemps avant la course, puis départ vers les Champs où on retrouve notre groupe (principalement des anglais, qui viennent courir le marathon de Paris tous les ans. On les a rencontré sur le forum de RunnersWorld). On se change, on prépare les sacs à mettre à la consigne, on retrouve les personnes avec qui on va courir la course, et l'obligatoire photo de groupe.


Les groupes se séparent, chacun prend la direction de son sas en fonction de son objectif de temps de course. Je prends la direction de mon sas (4h30 et plus) accompagnée de Duncan, Emmy et Sal, qui ont le même objectif temps que moi. Sur la ligne de départ, tout devant il y a les les sportifs handisports, les premiers à partir, puis les élites, qui finissent la course en environ 2h06. Puis les coureurs sont divisés en sas, de objectif 3h à objectif 5h30. Chaque sas par avec 10 à 15 min d'écart. Ce qui fait que les élites partent à 8h45, mais que mon groupe ne part pas avant 9h48. Et malgré le soleil, il fait froid. Super froid. Heureusement, on a prévu, et on est allé acheter des vêtements chauds d'occas chez Emmaus il y a quelques jours et qu'on pourra laisser derrière nous au moment du départ.

 
Notre sas, le dernier, est plein. Les coureurs se tiennent chaud en trottinant, sautant sur place, dansant et chantant nos bons vieux tubes français des années 80... Nous sommes assez loin de la ligne de départ mais nous entendons la rumeur du départ des premiers coureurs. L'excitation monte, malgré mon manque d'enthousiasme évident de ces dernières semaines, je suis impatiente. On avance petit à petit, enjambant les tas de vêtements que les coureurs devant nous ont laissé au moment du départ. La foule des spectateurs sur les cotés est dense. Ils viennent encourager leurs proches et admirer le départ du deuxième plus grand marathon au monde après celui de New York (c'est officiel depuis cette année, Paris a battu des records et les 42,000 coureurs au départ l'ont propulsé de la 5ème à la seconde place) Nous arrivons finalement sur la ligne de départ, un peu avant 10h. C'est parti. 

Descente des Champs Elysées (en descente donc sympa), puis le long de la rue de Rivoli. Nous démarrons lentement pour conserver nos forces. Les autres coureurs autour de nous en font autant. Il y a de tous les genres, de tous les âges. De nombreux coureurs portent des t-shirts pour une cause qu'ils soutiennent, certains sont déguisés (y'en a même un qui porte une mini tour eiffel - d'environ 2m quand même !), et certains courent en équipes ou poussent des fauteuils roulants. L'ambiance est extrêmement chaleureuse, tout le monde est content d'être là, ça discute, ça s'encourage, ça se soutient. Louvres. Chatelet. Hôtel de Ville. Kilomètre 5, nous arrivons à la Bastille, premier ravitaillement. La foule est dense (parfois trop et empiète un peu sur l'espace de course...). Le public nous acclame (Allez Allez!), et beaucoup portent des pancartes avec des messages personnels ("Papa t'es le plus fort"), d'encouragement, ou d'un tout autre genre ("courez comme si vous étiez tout nu" !...). Les pompiers également sont présents tout le long de la course, en rang d'oignon le long du parcours, ou carrément montés sur les échelles de leurs camions.

Nous descendons la rue du faubourg Saint Antoine puis la rue de Reuilly où nous attend le groupe de non-coureurs du forum de RunnersWorld. Premier stop, on prend des nouvelles des coureurs qui sont devant, on pose pour la photo et on repart. Avenue Daumesnil. Ca monte un peu, mais on a encore plein d'énergie alors ça ne nous pose pas trop de problème. Porte Dorée, on entre dans le Bois de Vincennes. On court toujours à une allure plutôt relax et mes jambes semblent pour le moment tenir le coup. Nous continuons sur l'avenue Daumesnil en longeant l'extérieur du bois bordé de pavillons tout du long. Kilomètre 10, deuxième ravitaillement, je m'arrête une minute pour prendre une bouteille d'eau. On repart. Les jambes vont toujours bien, je suis toujours motivée et la compagnie de mes camarades du forum est d'une aide précieuse : on bavarde, on échange commentaires et sensations et ça fait passer le temps beaucoup plus vite. On débouche sur le chateau de Vincennes, magnifique. Grand soleil, l'air commence à se réchauffer, des groupes de musique sont présents tout le long du parcours. C'est comme une grande fête. Au pas de course. 

Ravitaillement, on s'arrête quelques minutes, je m'offre un morceau de banane et un quartier d'orange histoire de prendre des vitamines. Nous sortons du Bois de Vincennes au kilomètre 19 et rentrons à nouveau dans Paris par la porte de Charenton. Nous remontons la rue de Charenton et l'avenue Daumesnil. Toujours beaucoup de public et de groupes de musique mais cette partie là me parait tout à coup très longue. On a pas changé de rythme mais j'ai l'impression que ça n'avance pas. En plus mon genou commence à tirer un peu. Des immeubles qui se ressemblent, des croisements, des feux, des montées. J'en garde un souvenir assez flou. Nous longeons la voie verte et là mon genou commence à me faire mal. Heureusement, j'avais prévu le coup : je prends un ibuprofen (en plus des deux que j'ai pris juste avant le départ de la course). Nous arrivons enfin à la Bastille. Ravitaillement, une banane pour faire passer l'ibuprofen. 

Nous descendons sur les voies sur berges. L'ibuprofen fait un peu d'effet, ça va déjà mieux. En plus c'est assez magique de courir le long de la Seine, malgré les tunnels qui semblent plomber le moral de tout le monde, surtout le premier tunnel, qui n'en fini pas. Heureusement on fini par arriver au bout et nous voilà de retour au soleil. Les spectateurs se massent sur les ponts au dessus de nous et nous crient des messages d'encouragement. Mes camarades ont aussi des bobos alors nous nous arrêtons pour marcher plus régulièrement. Autour de nous, d'autres coureurs commencent également à ralentir la cadence. Certains s'arrêtent même, mais jamais pour longtemps car il y a toujours un autre coureur pour les prendre par la taille et les motiver à repartir. 

Kilomètre 26, devant le Musée d'Orsay. Je peine un peu. Rien d'étonnant. Lors de notre entrainement super court (pour des raisons de blessure et de sérieuse démotivation, nous n'avons pris que 6 semaines de préparation, alors qu'il en faudrait 12 à 16), ma sortie la plus longue a été de 24km. Je n'ai donc jamais couru aussi loin. De ma vie. Mes jambes me font donc comprendre que je pousse un peu. Mais je me remotive. Je me rappelle mes premiers pas de coureuse il y a 3 ans, quand je ne pouvais pas arriver au bout d'un seul kilomètre. Ca me donne toujours un regain d'énergie. Les spectateurs aussi, surtout la dame avec sa pancarte "Attendez... Vous avez payé pour faire ça ???" :-) 

On continue le long du Quai Branly, avec une magnifique vue de la Tour Eiffel. Malheureusement les tunnels avec leurs descentes / montées, empirent les bobos de mes camarades, qui décident de marcher plus que de courir. Nous nous séparons donc, vers le kilomètre 29, et je continue seule (moi et 39,999 autres coureurs...). Je monte le son de mon ipod. Reprend une banane au ravitaillement du Trocadéro. C'est reparti. Avenue du Président Kennedy. Maison de la Radio. Ca va toujours, même si mon genou et ma hanche me font un peu mal. Je marche de temps en temps, puis je repars. De plus en plus de coureurs ralentissent et marchent. Nous bifurquons à travers le 16ème direction Porte d'Auteuil où nous rentrons dans le bois de Boulogne. Je commence à fatiguer, mais le moral est bon, je persévère.

Kilomètre 35, puis 36. Aie. Ca commence à devenir vraiment dur. Je rencontre ce que les coureurs appellent communément "le Mur". C'est presque comme un mur physique. Les jambes pèsent une tonne, chaque pas est une bataille. Je ne vois plus vraiment ce qui se passe autour de moi, je suis complètement absorbée par cette bataille interne contre le mur. J'ai lu hier soir dans un magazine que sur un marathon, la course commence au kilomètre 35. Je confirme. Mon genou me fait vraiment mal. Je reprends un ibuprofen. Je continue pendant 2 km, alternant course et marche. Puis le mur s'effondre. Je vais pas vous mentir, je ne suis pas fraîche et dispose comme au moment du départ, mais courir n'est plus une bataille de tous les instants. En revanche mon genou me fait de plus en plus mal. L'ibuprofen fait peu d'effet. Je termine les kilomètres suivants en alternant marche et footing (on peut plus vraiment parler de course). Autour de moi c'est l'hécatombe. Une grande partie des coureurs marchent. Certains sont assis sur le trottoir et se massent les jambes. Les problèmes de genoux et de chevilles semblent être plus que communs et nombreux sont les coureurs qui boitent à ce stade de la course.

Kilomètre 40. Plus que deux. C'est presque fini, je n'en reviens pas d'être allée aussi loin. Et à part mon genou, je ne me sens pas si mal que je l'imaginais. Je dépasse même le coureur à la Tour Eiffel (qui est parti en tout premier), et qui semble vraiment en chier. Kilomètre 41. Je reprends la course, je veux finir en courant. La foule s'épaissit, les acclamations sont fortes, les émotions aussi. Je suis presque arrivée ! Je remonte l'avenue Foch en allant aussi vite que je peux (et croyez moi, c'est pas fulgurant) et fini mon premier marathon en 5:07:28 ! Passé la ligne d'arrivée, je m'arrête quelques instants pour regarder la longue succession des coureurs qui passent la ligne, affichant bonheur, soulagement, douleur et parfois tout ça en même temps.

Je me dirige vers les consignes pour récupérer mon sac, sur un petit nuage. Je pensais terminer en rampant et je suis toujours debout, et je marche même ! Je suis super fière et aussi soulagée d'avoir fini !
Je retrouve mon chéri, qui est super content lui aussi : premier marathon depuis 12 ans, et son meilleur temps 3:58:29, en dessous de 4h, comme il le souhaitait.



Nous mangeons un morceau avant de rentrer à la maison pour une douche et un repos bien mérité avant de retrouver le soir nos amis au Pub pour célébrer tout ça autour d'un verre.

Les jours suivants seront un peu moins glorieux et beaucoup moins actifs, et nous reprenons une vie normale à partir du mercredi suivant seulement.



Aujourd'hui, une semaine après, je dois dire que je ne me rappelle de cette journée que les bons cotés : la solidarité, l'ambiance, le dépassement de soi, le sentiment d'accomplissement en franchissant la ligne d'arrivée. Je note aussi que si j'étais complètement démotivé et même un peu dégoutée par la course à pied avant la marathon, maintenant je suis plus motivée que jamais et il me tarde de reprendre l'entraiment pour le Marine Corps Marathon à Washington le 27 octobre prochain ! Si c'est pendant vos vacances, venez nous encourager... ;-)

Sunday, March 17, 2013

Dis Fanfan, pourquoi tu cours ??


Voilà donc une excellente question... Si vous me l'aviez posée il y a six mois, quand il faisait beau, chaud et que les oiseaux chantaient, je n'aurais eu aucun mal à vous répondre... Mais très honnêtement, dernièrement, je ne sais plus très bien. Il parait que c'est normal, et que la plupart des coureurs, après plusieurs mois d'entrainements, ont tous cette espèce de ras le bol. Il faut dire que le marathon de Paris (car c'est pour ça qu'on s'entraine en ce moment) est un marathon difficile, et pour une raison très simple : c'est un marathon de printemps, donc l'entrainement se fait durant l'hiver. Et l'entrainement, c'est 3 à 4 sorties par semaines, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, pendant 3 à 4 mois. Et au début de l'entrainement, c'est des petites distances, donc ça va, mais plus on se rapproche de la course, plus les distances sont allongées, jusqu'à des sorties de 2h30 - 3h dans les quelques semaines qui précèdent la course, c'est à dire maintenant. Les sorties longues en soit c'est pas l'enfer, mais quand il fait 2 degrés, c'est vraiment pas très drôle; on doit se bibendum-iser sous des tas de couches de vêtements, gants, bonnets, etc, mais dès qu'on commence à courir, au bout de 5 minutes, on crève de chaud... Mais surtout, quand on arrive à des sorties longues de plusieurs heures, et bein ça vous prend pratiquement toute la journée : on peut pas courir à jeun pour ce genre de distance, donc il faut manger avant de courir; mais on ne peut pas non plus courir tout de suite après avoir mangé (sinon bonjour les points de coté), donc on doit attendre quelques heures. Donc en général, on part courir vers 12h -12h30. Le temps de se préparer et d'aller sur les bords de Marne, il est déjà 13h. 2h30 de course plus tard, retour au point de départ, mais il faut marcher un peu pour se détendre les muscles, puis faire quelques étirements (enfin seulement si on veut être en mesure de pouvoir marcher le lendemain). On reprend la voiture, il est 16h passées. On rentre, on se douche, on mange, et bam, il est 17h. Et là, en admettant qu'il nous reste un tout petit peu d'énergie pour faire une activité qui nécessite d'être debout (ce qui n'est généralement pas le cas, je vous rassure...), la nuit commence à tomber, il commence à faire froid, et c'est dimanche soir, enfin vous voyez quoi. Et ça c'est seulement le weekend. La semaine, il faut trouver deux ou trois soirs après le boulot pour aller courir 40 à 50 min dans le froid et surtout la nuit. Et  quand on doit refuser une invitation "ah non désolée, demain je peux pas, je cours", ça fait un peu comme avoir piscine... ;-)

Sauf que vraiment maintenant je peux plus rater une seule sortie. J'ai déjà raté pas mal de sorties à cause d'une douleur dans la fesse qui me lâche pas et je suis super à la bourre dans mon programme. Cet après midi je suis sortie pour 24km, alors qu'à ce stade de l'entrainement, je devrais courir entre 29 et 32km.  L'autre problème c'est que j'ai eu beaucoup de mal à me re-motiver après le semi-marathon en novembre (je vous l'avais pas dit, en novembre on a couru le semi-marathon de Normandie ? Mais si je vous l'ai dit, c'est vous qui écoutez pas... ;-) Bref, pour mon premier semi, ce fut une course très difficile à cause du vent très fort qu'on a eu de face pendant toute la course. Du coup j'ai finit en 2h12 alors que j'espérais finir en moins de deux heures. Du coup ça m'a carrément démotivé. Et dans ce genre de préparation, ce qui joue un rôle encore plus important que l'entrainement physique, c'est le mental. Déjà pour aller courir quand il faut, même si on est fatigué, qu'il pleut ou toute autre excuse qu'on peut trouver, mais aussi pour pas abandonner en cours de route, surtout sur les sorties longues... Au bout d'un moment, quand les réserves de sucre du corps arrivent à épuisement, le corps doit taper dans d'autres réserves et ça envoie des signaux au cerveau, et c'est en général à ce moment là qu'on rencontre ce que les coureurs appellent "le mur". C'est physique, mental, c'est tout à la fois, et on ressent comme un élastique qui nous tire vers l'arrière, pendant qu'une petite voix dans notre tête nous répète "c'est trop dur, t'as qu'à juste t'arrêter de courir et ça ira mieux... Pourquoi continuer, tu te fais du mal !". Heureusement, le mur ne dure pas longtemps, et rapidement, on retrouve un deuxième souffle. Jusqu'au prochain mur.

Heureusement, l'entrainement c'est la partie difficile, et le jour de la course arrive enfin. En ce qui me concerne, le jour J ça va être un peu de course et beaucoup de marche et mon but sera de passer la ligne d'arrivée. Et surtout profiter, parce qu'un marathon, c'est quand même un peu la fête, tout le monde (40,000 personnes pour le marathon de Paris, ça en fait du monde !) est super excité, il y a des spectateurs, des groupes de musiques, des beaux monuments, et, vers la fin du parcours du marathon de Paris, plein de stands de fromage / charcuterie / pinard pour les coureurs qui ont pu arriver si loin (je rappelle pour info qu'un marathon, c'est 42 km), et enfin, après environ 5h30 de course en ce qui me concerne et 4h30 pour Rick, la ligne d'arrivée, le repas chaud et la joie d'avoir fini son premier marathon... Mais certainement pas le dernier, et on pense déjà à s'inscrire pour le marathon de Washington en octobre ! Bref, un marathon, oui, mais un marathon de printemps, plus jamais !

Tuesday, March 06, 2012

Retour à la case départ...

Si vous avez suivi, vous savez que Rick et moi nous entrainions pour courir le semi et le marathon de Paris. Malheureusement, une méchante blessure m'a empêché de courir pendant presque 4 mois et tous mes espoirs se sont évanouis. Du coup le semi le weekend dernier, c'était sans nous (si si, vous pouvez toujours chercher sur la photo, on y est pas). Encore plus rageant, après 4 mois d'arrêt, j'ai dû recommencer à zéro... Alors que je courrais 1h30 d'affilée, me voilà réduite à courir 10 minutes, et à en chier par dessus le marché !... Heureusement ça commence finalement à revenir, lentement mais sûrement... Du coup je commence à regarder les dates de marathons à l'automne. Si quelqu'un est motivé pour courir un semi ou un marathon à l'automne, faites moi signe (et vous bousculez pas tout à la fois...) !!

Sunday, February 05, 2012

Des bonnes et des moins bonnes...

Dernière petite mise à jour avant mon retour en France. Beaucoup de progrès ont été accomplis avec la maison : notre poutre au sous-sol a été changée, notre mur du fond est tout neuf, on a peint presque tout le 1er étage, on a le CHAUFFAGE (!!!), l'eau courante (froide en tout cas), et même une cuisine complète ! Ca c'est pour les bonnes nouvelles... Pour les moins bonnes, on va devoir faire venir un autre plombier, parce que celui qui a installé l'eau courante et le chauffage n'a pas fait un super boulot... On a aussi dû changer une partie de notre réseau électrique qui était trop vieux et remplacer les canalisations d'évacuation des eaux usées qui fuyaient.
Enfin, dans un autre registre mais également une moins bonne nouvelle, ma jambe continue à me faire mal, ce qui signifie que je ne pourrai comme prévu pas courir le marathon, et probablement même pas le semi-marathon ! :-( Quelqu'un veut acheter 2 places pour le marathon de Paris en avril ? ;-)


Tuesday, January 03, 2012

Nouvelle année, nouveau départ


Ca y est, enfin, nous avons eu notre appel le 27 décembre et nous avons obtenu le statut de 2 appartements pour la maison ! Le plus drôle (sic) c'est qu'on s'est aperçu lors de l'audience qu'on aurait pu éviter tous ces délais : on a fait venir l'ancienne locataire pour témoigner que la maison était un duplex (2 appartements) depuis au moins 1991, et c'est là qu'on s'est aperçus qu'elle a été expulsée en février 2011 (et pas 2010), et que donc la maison n'a pas été abandonnée plus de 365 jours comme nous le disait la mairie... Tout ça pour ça !

Le lendemain on était à la mairie pour faire nos demandes de permis, qu'on a obtenu pour la plupart (sauf un, il nous faut plus de papiers, toujours plus de papiers...). Nous sommes donc de retour au boulot depuis une semaine. Au programme, enduit et peinture. On essaie de venir tous les jours et d'y passer la journée mais c'est pas évident vu qu'on a toujours pas le chauffage et que ces jours-ci il fait -2 degrés ! On a quand même presque fini le 3ème étage qu'on va meubler pour s'y installer dès qu'on aura chauffage et eau courante...

Enfin comme les bonnes nouvelles arrivent rarement seules, on a aussi reçu notre livret de famille de la part du Consulat de France à Washington, nous sommes donc officiellement mariés aux US et en France ! Et pour couronner le tout, ma tendinite est enfin guérie et je peux à nouveau courir (même si je suis franchement moins motivée maintenant qu'il fait -2...). Je ne pense malheureusement pas pouvoir courir le marathon de Paris cette année (trop peu de temps pour l'entrainement), mais j'espère bien courir le semi en mars, alors à vos banderoles !

Wednesday, December 07, 2011

Un mois plus tard...

... et toujours au même point... Le rendez-vous avec le comité ne nous a pas avancé beaucoup, donc on ne sait pas bien quelles sont nos chances de gagner l'appel. Aussi nous avons décidé de le tenter malgré tout et d'aviser en temps voulu s'il est dénié. En attendant on s'est quand même remis un peu au boulot dans la maison, puisqu'il y a certaines choses que l'on peut faire en attendant la procédure : enduit, peinture, et nous avons aussi obtenu le permis pour notre clôture, que nous avons installée la semaine dernière ! Nous avons également réparé quelques fuites (ce qui tombe bien parce qu'il tombe des cordes ces jours-ci), effacés les graffitis at réparés les trous dans les murs... Bref, on s'occupe !

On passe aussi pas mal de temps à Habitat pour l'Humanité, une assoc qui retape des maisons pour des gens qui n'ont pas trop de moyens. On bosse 2 jours par semaine dans le magasin de Habitat : nous récupérons des donations de meubles, électro-ménagers, luminaires, cuisines et salles de bain, donations qui sont ensuite utilisées pour les rénovations ou revendues en magasins (à des prix défiants toute concurrence).

Nous avons également rencontré pas mal de gens ces 2 dernières semaines par l'intermédiaire de sites internet de rencontre (nooon, pas ce genre de rencontre) : voyageurs, coureurs, couch-surfeurs, happy-hour-ers, etc... Comme Rick n'a pas vécu ici depuis le lycée, son cercle d'ami ici est plutôt limité et on se sentait un peu isolé... Mais maintenant qu'on a découvert ces sites, on sort quasiment tous les soirs et... on est épuisés !

Une autre chose qui n'a malheureusement pas beaucoup changé, c'est mon mollet... Après environ 7 semaines, j'avais toujours mal et ne pouvais toujours pas courir. Heureusement, ça semble s'améliorer depuis 2 ou 3 jours, alors j'attends la fin de la semaine pour voir comment ça évolue. Si ça va pas mieux la semaine prochaine, je vais devoir me résoudre à aller voir un docteur (ce que je n'ai pas fait jusqu'à présent, parce que vous connaissez tous le légendaire système de santé américain, et son légendaire coût exorbitant...). Malheureusement, même si je peux recommencer à courir la semaine prochaine, beaucoup de temps à passé sans entrainement et j'ai perdu beaucoup d'endurance. Je dois donc probablement me résoudre à ne pas courir le marathon de Paris en avril, sauf miracle... :-( J'ai encore le temps de m'entrainer pour le semi-marathon en mars, alors je croise les doigts pour pouvoir aller courir très bientôt !

Sinon nous avons également fait un rapide séjour au Québec à Montréal pour rendre visite à un couple d'amis et en profiter pour renouveler mon visa. C'était très sympa et on a bien profité de ces deux jours !  J'ai donc maintenant un visa valable jusqu'à mi février, date à laquelle je vais rentrer en France. Rick devra peut-être rester ici un peu plus longtemps pour terminer la maison, mais si tout va bien il devrait être en France en mars. Les photos sont comme d'habitude sur Picasa.

Enfin, nous avons eu l'occasion de célébrer le traditionnel Thanksgiving en famille. Pour vous donner une idée, voici les photos du four (sans la dinde qui est en train de cuire au barbecue), de la table (avec les 7 différents plats), les femmes en cuisine et la confection des cookies de Noël (et oui, ici, le lendemain de Thanksgiving, c'est déjà l'heure de préparer noël... plus sur ce sujet bientôt...)

 






Tuesday, November 08, 2011

Mauvaise journée

L'entrainement pour la marathon devra attendre au moins une semaine de plus... Je suis allée courir ce matin, mais ai dû arrêter après un km, mon mollet me faisait trop mal. Ca veut dire une semaine de plus sans courir, à appliquer de la glace sur ma jambe et à garder mon pied élevé aussi souvent que possible... Pas toujours pratique... ;-)

Aussi, nous avons rencontré un avocat aujourd'hui au sujet de la maison. Il n'est pas très positif sur nos chances de succès en appel, et pense que si nous perdons l'appel, il est fort possible que nous en soyons au même point dans un an (mais beaucoup plus fauchés)... Aussi, coincidence extraordinaire, cet avocat a un client qui se bat comme nous avec les mêmes problèmes et qui a faillit acheter notre maison ! Comme il était déjà en procédure avec la mairie pour un même problème de cadastre sur une autre propriété, il s'est vite rendu compte de la situation et a réussi à annuler la vente avant la fin du délai légal. On a besoin de faire plus de recherches au sujet de cette vente avortée, mais si la vente allait être faite par la même agence, ça veut dire que l'agent qui nous a vendu cette maison était parfaitement au courant de la situation !! Auquel cas, on va voir ce qu'on peut faire pour engager des poursuites contre cet !@#*&%&*^.

Demain nous rencontrons le comité de développement économique et financier de la ville, qui agit en tant que conseil auprès du comité d'appel. Selon ce qu'ils vont nous dire, nous déciderons alors ce que nous allons faire. Autant vous dire qu'on espère un meilleur jour demain !

Monday, November 07, 2011

Cours Forrest, cours !

Aujourd'hui marque le début de mon entrainement pour la marathon de Paris le 15 avril prochain. Cette première semaine, je dois faire 3 courses de 5km et une de 10km. Je courre régulièrement depuis avril dernier, donc ces distances sont désormais faciles à courir pour moi. En tout cas elles étaient faciles à courir il y a 3 semaines. Depuis, je me suis malheureusement fait un tendinite au mollet et je n'ai presque pas pu courir. La semaine dernière, j'ai réussi à courir 3 et 5km, mais comparé à mon niveau d'entrainement avant ma blessure, c'est pas grand chose.

Depuis que j'ai rencontré Rick, j'ai essayé à maintes reprises de de mettre à courir, avec plus ou moins de succès... Jusqu'à cette année, je n'avais jamais réussi à courir plus de 30 - 40 minutes d'affilée et toujours à une allure très lente (entre 5 et 7 km) et j'abandonnais toujours au bout de quelques mois. Mais cette année, j'ai réussi à ne pas laisser tomber (ça fait maintenant 8 mois que je coure), et depuis le mois de juin, j'ai couru 370 km. Et alors qu'au mois de mai je ne pouvais pas courir plus de 3km d'affilée, il y a 3 semaines, je pouvais courir 17km d'un coup (environ une heure et demi) pour une moyenne de 37km par semaine !... Je ne vais pas pouvoir reprendre directement où je me suis arrêtée, mais je devrais être de retour à ce niveau d'entrainement d'ici quelques semaines.

Dans un sport où une grosse partie est mentale (il y a une phrase célèbre parmi les coureurs qui dit "90% de la course à pied est à moitié mentale"), il est important de rester très motivée et devoir rendre des comptes aide à rester concentrée et à continuer, surtout quand ça devient difficile. C'est donc là que vous intervenez : c'est à vous mes lecteurs que je vais rendre des comptes, sous le format de mises à jour hebdomadaires sur l'évolution de mon entraînement ! A la fin de cette semaine, je vous ferai donc une bafouille sur ma première semaine !!

Je vous joins aussi une magnifique photo de mes nouvelles chaussures que j'ai achetées il y a quelques jours. Je n'étais partie que pour acheter des chaussettes de récupérations (la magnifique chaussette rose sur ma jambe droite - sorte de chaussette de contention pour récupérer plus rapidement d'une tendinite) mais je suis repartie avec un paire de chaussures toutes neuves !! De toute façon il était temps donc comme ça c'est fait ! (vous saviez qu'il faut changer ses chaussures de courses tous les 6 mois à un an ?)


Saturday, September 03, 2011

Bye Bye Thaïlande...

Les cartons sont faits, les au revoir sont dits, les chats sont dans la boite, c'est parti !
Ca y est, nous voilà arrivés aux Etats Unis, après 7 cartons envoyés aux US (oui c’est tout ! La preuve en image !), un mois et demi à Koh Tao, 2 semaines en France, et donc 3 déménagements et deux galères d’avions. On a trimballé les chats de Khao Lak à Koh Tao, de Koh Tao à Bangkok, puis de Bangkok à Paris, le tout en voiture, bateau de nuit, catamaran à grande vitesse, train et avion !! Des chats voyageurs quoi, un peu comme nous !

Nos six semaines à Koh Tao ont été bien actives, entre notre cours d’apnée, les soirées avec les copains pas vus depuis des lustres, l’envoi de cartons aux deux bouts de la planète, les paperasses pour les chats et le mariage de deux de nos meilleurs amis ! C’était bien agréable d’y retourner avant de quitter définitivement le pays, comme un mini “retour aux sources” avant le grand départ... ;-) Le mariage de nos amis en particulier a été un grand moment, somptueux mariage en grande pompe sur une belle plage de l’île de Koh Samui. 100 invités, 8 demoiselles d’honneur, robe de princesse, plans de tables, discours, cadeaux, diaporamas des mariés, rien à voir avec notre petit mariage à la cool !!

Le cours d’apnée aussi était super : 6 semaines en tout, du niveau débutant (on a dû tout reprendre depuis le début pour repasser nos diplômes) au master (c’est à dire qu’on ne peut pas enseigner, mais on peut encadrer des plongeurs déjà certifiés). L’apnée est un sport très exigeant et pendant l’entrainement, un certains nombre de choses sont déconseillées (voir franchement interdites selon les coachs...). Evidemment, la cigarette est l’une d’elle, vous comprendrez aisément pourquoi... Le petit déjeûner en fait également partie, l’apnée est plus confortable à jeun :-( Ajoutez à ça le sport en général, le café, les laitages, l’alcool, le manque de sommeil, et vous voilà au couvent ! Malgré tout on s’est vraiment régalé, même si les 3 premières semaines étaient un peu difficiles. Ce qu’il faut savoir, s’est que l’apnée est un sport qui se passe à 90% dans la tête. Votre cerveau vous dit de respirer après 20 à 30 secondes, mais votre corps peut facilement rester plusieurs minutes sans respirer. Les premières semaines sont donc une lutte constante avec le mental : tu as beau savoir que tu n’as pas besoin de respirer tout de suite, quand tu es à 20 mètres et que le cerveau se met en branle, la panique n’est pas loin. Heureusement, au bout de quelques temps (quelques jours pour Rick, quelques semaines pour moi...), on arrive à dompter les pensées négatives, et là s’est que du bonheur : le calme, la sérénité, le grand bleu, comme dans le film quoi ! Il manque plus que les dauphins... En fait non, car on a même eu la chance de les croiser un jour en apnée, c’était vraiment fabuleux !! A la fin de notre cours, on a tous les deux réussi à descendre à 35m ! On était vraiment super contents, mais on pense qu’on aurait pu aller encore un peu plus profond, si le Golf de Thaïlande était un peu plus profond ! Notre coach rassemble en général tous ses masters en Egypte au mois de juin, donc on espère vraiment pouvoir y aller et s’entrainer un peu plus !

Sinon nos journées aux Etats Unis sont bien occupées : on cherche une maison à acheter pour la retaper puis la mettre en location (on en a trouvé une qui nous plait, on attend quelques devis pour pouvoir confirmer l’achat), et on passe aussi pas mal de temps à “rafraîchir” le français de Rick; il s’est inscrit pour les cours du soir qui commencent le 5 octobre donc on est en pleines révisions ! Ajoutez à ça tous les entrainements pour le marathon.... Quoi ? Je vous ai pas dit ? Et oui, on vient de s’inscrire pour le marathon de Paris, le 15 avril prochain !!! Alors préparez vos bouteilles d’eau et vos banderoles parce que je vais avoir besoin d’encouragements le jour J... ;-) Du coup, on court 4 fois par semaine, plus natation, vélo et gym... Donc vous voyez, on a vraiment pas le temps de s’ennuyer ! Vivement les vacances...